Le moral des dirigeants de PME-ETI en net recul

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LE MORAL DES DIRIGEANTS DE PME ET ETI EN NET RECUL
LE MORAL DES DIRIGEANTS DE PME ET ETI EN NET RECUL

PARIS (Reuters) - La confiance des dirigeants de PME et ETI, qui avait rebondi le mois dernier, rechute lourdement en octobre même si leurs prévisions d'investissements sont reparties à la hausse, selon l'Observatoire OpinionWay pour la Banque Palatine et Challenges, à paraître jeudi.

Si une grande majorité des dirigeants de PME et ETI interrogés se déclarent confiants dans les perspectives à six mois de leur propre entreprise (à 79%, comme en septembre), leur niveau de confiance sur l'évolution de l'économie française et mondiale s'est nettement dégradé.

Seuls 34% d'entre eux se montrent confiants sur les perspectives de l'économie française, soit six points de moins qu'en septembre. L'évolution en dents de scie observée depuis le début de l'année se poursuit, avec un niveau qui reste relativement bas, "preuve que les dirigeants restent encore prudents et réactifs face à un climat social tendu", précisent les auteurs de l'enquête.

La confiance à l'égard de l'économie internationale atteint quant à elle son plus bas niveau historique, à 40%, avec une chute d'une ampleur inédite (-14 points), qui reflète le climat d'inquiétude à l'approche de l'élection présidentielle américaine, auquel s'ajoutent les incertitudes liées au Brexit et la révision à la baisse des prévisions de croissance mondiale par l'OCDE en septembre.

A l'inverse des indicateurs de confiance, l'indice qui synthétise les perspectives d'investissement se redresse de deux points après sa lourde chute de septembre, pour s'établir à 110. Il reste cependant plus bas que les niveaux observés au premier semestre, notent les auteurs.

Les perspectives à six mois en termes d'emploi reflètent elle aussi une nette dégradation. Les PME-ETI envisageant de maintenir leur nombre de salariés restent majoritaires (75%, comme en septembre) mais l'écart entre celles qui prévoient d'augmenter leurs effectifs salariés (14%) et celles qui prévoient de les réduire (11%) se réduit. Le solde d'embauches reste positif mais diminue de moitié, à trois points contre sept points le mois dernier.

"Les dirigeants sont relativement maussades en cet automne 2016", résume Pierre-Yves Dréan, directeur général de la Banque Palatine.

Selon lui, cette rechute est imputable aux mauvais chiffres du chômage du mois d'août et à la révision à la baisse de la croissance du deuxième trimestre annoncés fin septembre, ainsi qu'aux inquiétudes sur la situation internationale.

Cette enquête a été effectuée auprès d'un échantillon représentatif de 302 dirigeants dont les entreprises génèrent un chiffre d'affaires compris entre 15 et 500 millions d'euros, interrogés par téléphone entre le 26 septembre et le 7 octobre.

(Myriam Rivet, édité par Sophie Louet)

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  • guerber3 il y a un mois

    On se demandait pourquoi la bourse montait...ouf, c' est évident mon cher Watson...!

  • M7403983 il y a un mois

    Nous n'en avons pas fini avec des charges exaspérantes pesant sur nos entreprises ... Je ne vous ferai pas le décompte sur ce site !!!!

  • M5062559 il y a un mois

    Comment voulez vous investir et embaucher lorsque l'état de son pays est en faillite et que les élus continuent à l'endetter chaque jour et toujours plus ?

  • M5062559 il y a un mois

    On entend tout et n'importe quoi sur la compétitivité sauf les vérités simples que les gestionnaires d’entreprises calculent plusieurs fois par jour.

  • M5062559 il y a un mois

    le constat du manque de compétitivité en termes de coûts salariaux. Prix de revient par jour d'un salarié en France = le salaire brut annuel multiplié par 1,5 (charges patronales divisé et taxes liés à la masse salariale) divisé par le nombre de jours travaillés soit 209 en moyenne. Or ailleurs en Europe en moyenne on multiplie par 1,35 et on divise par 225. faites les calculs !

  • M7403983 il y a un mois

    Climat social tendu et surtout instabilité fiscale !

  • M5062559 il y a un mois

    Plus que tout les autres, le patron de TPE/PME, en tant que gestionnaire, est sensible au niveau d'endettement de la France et plus généralement aux indicateurs économiques de leur pays. Or ils constatent le désastre et ils continuent à ne pas avoir confiance. ce qui expliquent pour une bonne partie leur frilosité à investir. Il y aussi l’extrême complexité et cherté du licenciement, les trop nombreuses contraintes diverses et variées sur le l'organisation du travail et ...