Le ministre grec de l'Energie lundi à Moscou

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(actualisé avec interview de Lafazanis à la presse grecque) ATHENES, 28 mars (Reuters) - Le ministre grec de l'Energie, Panagiotis Lafazanis, sera reçu lundi à Moscou par son homologue russe Alexandre Novak et par le patron du géant gazier Gazprom GAZP.MM , Alexeï Miller, une semaine avant la visite du Premier ministre grec Alexis Tsipras en Russie. Il discutera des relations bilatérales avec Novak et Miller et verra d'autres hauts responsables gouvernementaux russes, a fait savoir samedi le ministère grec de l'Energie. Alexis Tsipras est attendu quant à lui le 8 avril à Moscou, à la suite d'une invitation lancée par le président russe Vladimir Poutine, mais la Grèce a souligné qu'elle n'irait pas quémander des financements russes. La Grèce sera à court d'argent à la date du 20 avril si d'ici là elle ne réussit pas à obtenir de nouvelles aides de la part des créanciers de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI), a-t-on dit mardi dernier à Reuters de source proche du dossier. Le précédent gouvernement grec, de centre droit, avait l'intention d'accélérer le projet de vente de 65% de la compagnie de distribution de gaz DEPA, un premier projet de vente à Gazprom n'ayant pas abouti en 2013. Dans les jours qui ont suivi l'arrivée au pouvoir de Syriza fin janvier, Lafazanis a annoncé qu'il annulait ce projet. DEPA a négocié avec Gazprom des tarifs plus avantageux, ce qu'il a été l'une des premières entreprises européennes à obtenir en 2011. Panagiotis Lafazanis, qui appartient à l'aile gauche de Syriza, la formation de gauche anti-austérité d'Alexis Tsipras, s'en est pris à Berlin dans une interview et a rappelé qu'à ses yeux, le gouvernement grec ne devait pas revenir sur ses engagements, alors même que la Grèce s'emploie à faire accepter par ses partenaires européens une liste de réformes qu'elle est prête à mettre en oeuvre. "Aucune liste ne doit supplanter la volonté et la souveraineté du peuple", dit-il dans une interview que publie samedi le journal grec Kefalaio. "Les Allemands, l'establishment européen, tout cela étrangle littéralement notre pays et resserre, semaine après semaine, le noeud coulant autour de notre économie", dit-il. (Costa Pitas; Eric Faye pour le service français)


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