Le ministre en charge du Brexit s'efforce de rassurer la City

le
0
    BIRMINGHAM, 4 octobre (Reuters) - Londres a promis de 
négocier un accord de sortie de l'Union européenne qui répondra 
aux craintes du secteur financier de voir le Brexit porter 
atteinte à son modèle économique, a dit mardi David Davis, le 
ministre chargé du dossier. 
    L'avenir de la City sera l'un des thèmes majeurs des 
négociations de sortie de l'UE qui, a annoncé dimanche la 
Première ministre Theresa May, commenceront fin mars 2017. 
    Les banques veulent conserver le "passeport européen", qui 
assure l'accès aux marchés de l'Union européenne, et ont appelé 
le gouvernement à prévoir des accords transitoires avec l'UE 
pour éviter de perturber les marchés financiers. 
    "Nous allons faire en sorte de nous assurer que les sujets 
qui inquiètent, tels que le passeport, soient réglés, il n'y a 
pas de doute là-dessus", a dit David Davis à l'occasion d'un 
évènement organisé par le site internet ConservativeHome, en 
marge de la conférence annuelle du Parti conservateur à 
Birmingham. 
    "Nous devons nous en inquiéter, mais nous n'avons pas besoin 
d'en avoir peur, parce que nous pouvons le maîtriser", a-t-il 
dit en ce qui concerne l'avenir du secteur et la perspective de 
perdre certains marchés au profit de concurrents européens. 
    Il a ajouté que Londres avait des avantages "inégalables", 
tels que la langue anglaise, et que la City représentait une 
"énorme masse critique" dans le système financier mondial. 
    Près de 2,2 millions de personnes travaillent dans le 
secteur des services financiers au Royaume-Uni, qui a contribué 
à hauteur de 190 milliards de livres (216 milliards d'euros), 
soit 11,8% du PIB, à l'économie britannique en 2014. 
    Lundi, le patron de la branche britannique de la banque 
américaine Citi  C.N  a dit que certains emplois du secteur 
financier à Londres seraient transférés dans d'autres pays au 
sein de l'UE une fois la Grande-Bretagne sortie du bloc, quelque 
soit l'accord signé concernant l'accès au marché unique.  
    David Davis a assuré qu'un bon accord serait favorable aux 
constructeurs automobiles étrangers, précisant que des groupes 
comme Nissan  7201.T , qui ont exprimé des craintes de hausse  
des droits de douanes, ne devaient pas s'inquiéter.   
 
 (William James et Elizabeth Piper, Juliette Rouillon pour le 
service français, édité par Véronique Tison) 
 

Valeurs associées
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant