Le milieu de l'OL, c'était le néant

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Le milieu de l'OL, c'était le néant
Le milieu de l'OL, c'était le néant

Privé de Maxime Gonalons et de Corentin Tolisso à Lille, une première depuis deux ans, l'OL s'est présenté dans un 4-2-3-1 inédit cette saison. Une expérience qui a tourné au fiasco.

Lyon le savait, son déplacement à Lille dimanche avait tout du piège. D’abord parce que le LOSC va mieux depuis un mois. Ensuite parce que l’OL se présentait au Stade Pierre-Mauroy sans disposer d’un groupe au complet. Corentin Tolisso, à l’infirmerie pour plusieurs semaines après s’être blessé aux ischio-jambiers, et Maxime Gonalons, malade et forfait de dernière minute, faisaient partie des absences majeures à compenser pour les Gones. Mais ils n’y sont pas parvenus, et c’est la raison principale de leur revers dans le Nord en clôture de la 27eme journée de L1 (1-0). Jamais depuis deux saisons et l’installation de Tolisso dans le onze-type lyonnais, les deux milieux avaient manqué un même match toutes compétitions confondues. L’OL n’a pas réussi à s’adapter à cette nouvelle donne, qui a contraint Bruno Genesio à une innovation tactique.

Un tiers de ballons perdus par Valbuena

Plutôt que d’insérer Sergi Darder dans son équipe de départ, l’entraîneur lyonnais a opté pour un 4-2-3-1 inédit cette saison. Un choix certainement lié à l’absence d’une sentinelle de métier pour évoluer dans un milieu en triangle. Jordan Ferri et Clément Grenier ont ainsi été associés à la récupération, Mathieu Valbuena étant aligné en soutien d’Alexandre Lacazette. Sur le papier, cette composition semblait tailler pour confisquer le ballon aux Lillois et pour que les Gones imposent leur jeu. Sauf que dans les faits, les partenaires de Samuel Umtiti ont été incapables d’appliquer leur plan. Les individualités sont passées au travers de leur match. Valbuena a perdu plus d’un tiers de ses ballons (19/55) et affiché une complicité plus que suspecte avec Lacazette. Grenier et Ferri ont connu de vrais soucis de placement, sans savoir lequel des deux devait apporter le soutien en phase offensive pour créer un surnombre.

L'OL battu dans la possession

Les Lyonnais ont surtout libéré un espace beaucoup trop important entre leurs lignes. Le duo Grenier-Ferri a régulièrement laissé une vingtaine de mètres entre lui et le quatuor offensif. Des boulevards qui ont profité à des Lillois qui ont tenu le ballon la majorité du temps (51% de possession sur l’ensemble du match). Une vraie surprise, puisque l’OL est la deuxième meilleure équipe de L1 dans ce domaine (59% depuis le début de la saison) et le LOSC n’émarge qu’à la neuvième place de ce classement (50%). L’impact de Gonalons ou de Tolisso a clairement manqué dans les duels. Et sans cette dimension physique, la technique n’est pas grand-chose. Leur supposée facilité balle au pied n’a pas pesé lourd face à la détermination des Dogues.

Aucune victoire en L1 sans Gonalons

Le supplément d’âme qui a permis aux vice-champions de France en titre, ils l’ont trouvé dans l’expulsion de Christophe Jallet à l’heure de jeu (61eme). La réorganisation qui s’en est suivie, avec l’entrée de Sergi Darder devant la défense et un milieu à plat envoyant Valbuena s’excentrer sur la gauche, a redonné des couleurs à Lyon. Le tout jusqu’au carton rouge infligé à Grenier (87eme), un nouveau fait de jeu mettant définitivement un terme à leurs velléités. Une preuve de plus que l’OL est décidément perdu en l’absence de Gonalons. Sans son capitaine, il n’a gagné aucun match de L1 cette saison (un nul et trois défaites). Il le retrouvera la semaine prochaine pour la réception du PSG. Mais Genesio devra cette fois composer avec les suspensions de Christophe Jallet, Samuel Umtiti et Clément Grenier. L’entraîneur lyonnais devra cette fois trouver la recette miracle pour solutionner ces absences.

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