Le meurtrier présumé d'une étudiante à Lille arrêté 17 ans après

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LILLE (Reuters) - Un gendarme soupçonné d'être le meurtrier d'une étudiante de 18 ans retrouvée morte en 1995 à Lille a été interpellé dans la région de Nice dix-sept ans après les faits, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Cet adjudant-chef d'une quarantaine d'années, qui vivait à l'époque dans la région lilloise et connaissait la victime, est passé aux aveux lors de sa garde à vue.

Il a été confondu par son ADN avec la seule trace laissée sur le lieu du crime, un poil pubien. Il devrait être présenté à un juge d'instruction vendredi après-midi pour se voir notifier une mise en examen et son placement en détention.

Stéphanie Flaviaux, qui partageait un appartement avec une amie dans le centre ville de Lille, avait été retrouvée assassinée dans sa baignoire à la veille d'un long week-end de l'Ascension, le 24 mai 1995.

Selon le juge de l'époque, l'enquête avait mal débuté, les premiers policiers arrivés sur place ayant penché pour la thèse d'un suicide. Il aura fallu attendre cinq jours pour que des policiers chevronnés prennent le relais et placent sous scellés le peu d'éléments exploitables.

Quatre juges d'instruction se sont relayés sur ce dossier durant près de vingt ans. Le premier juge saisi, Bruno Dieudonné, avait entendu en vain plus de 300 personnes, promettant aux parents de la victime, originaire de Wizernes (Pas-de-Calais), d'identifier le meurtrier de leur fille.

En 2007, un ex-étudiant de l'Université de Lille I avait été mis en examen avant d'être blanchi faute de preuves.

Olivier Hamoir, édité par Sophie Louet et Gilles Trequesser

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  • cyrgod le vendredi 16 nov 2012 à 14:15

    Bravo ! Mais l'exploitation de l'ADN ne date pas de 2012 quand même ? Cela aurait pu être fait avant où est-ce les bases de données ADN qui n'ont pas été correctement exploitées ?