Le meurtrier présumé d'une avocate déféré devant un juge

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MARSEILLE (Reuters) - L'auteur présumé du meurtre d'une avocate tuée à coups de couteau le 30 novembre à Marseille sera déféré vendredi devant un juge pour une probable mise en examen, a annoncé le procureur de la République, Jacques Dallest.

Il devrait être poursuivi pour "homicide volontaire en concomitance avec le crime de vol avec arme", a ajouté le magistrat lors d'un point presse, précisant que le parquet allait requérir un placement en détention.

Le meurtrier présumé, âgé de 28 ans, encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Son père et son frère, interpellés mercredi en même temps que lui au domicile familial, ont été libérés jeudi soir.

Lors de la perquisition effectuée dans l'appartement de la cité de la Maurellette, dans les quartiers nord de Marseille, les enquêteurs ont retrouvé plusieurs effets appartenant à la victime.

"On retrouve un certain nombre d'éléments lourds et convergents dans sa chambre qui donnent à penser qu'on est en présence de l'auteur présumé des faits", a dit Jacques Dallest.

Les policiers ont notamment mis la main sur un sac en plastique renfermant des papiers bancaires, la carte d'identité et la carte professionnelle de Me Raymonde Talbot.

Les bijoux de l'avocate, une montre, un collier et des bagues, ont été également retrouvés. Les expertises ont permis de repérer une trace ADN de l'avocate sur un bas de survêtement du suspect.

Un couteau saisi dans un tiroir de sa chambre porte aussi des traces ADN de la victime et du meurtrier présumé.

L'autopsie pratiquée sur le corps de l'avocate a mis à jour un "bout de lame dans l'oreille de la victime" qui correspond au couteau retrouvé.

L'enquête a établi que le nom de famille du suspect apparaît sur l'agenda de l'avocate au jour de sa mort, sans pour autant préciser si c'est le père ou l'un des fils qui avaient rendez-vous à son cabinet.

"Il n'y a pas d'explication sur sa présence au cabinet de Me Talbot", a dit Jacques Dallest.

L'auteur présumé des faits continue pour sa part à nier toute participation au crime, affirmant avoir trouvé le sac en plastique contenant les effets de l'avocate dans une poubelle.

Le meurtrier présumé est connu des services de police pour des faits de violence et n'a jamais fait l'objet d'un suivi psychiatrique.

Deux magistrats instructeurs, Caroline Charpentier et Patricia Krummenacker, ont été désignés dans cette affaire.

L'avocate de 66 ans a été tuée à coups de couteau le 30 novembre dans son étude du centre ville de Marseille.

Son corps a été découvert le 30 novembre par son associé dans leur cabinet de la rue Saint-Ferréol, la principale artère piétonne de la cité phocéenne.

La mort de Raymonde Talbot a provoqué un profond émoi chez les membres du barreau de Marseille.

"J'exprime le soulagement du barreau", a déclaré vendredi le bâtonnier de Marseille, Me Jérôme Gavaudan, qui va désigner un avocat aixois pour défendre le prévenu.

Jean-François Rosnoblet, édité par Gérard Bon

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  • occulti1 le vendredi 14 déc 2012 à 16:33

    A la poubelle !