Le mensonge, un crime très mal perçu aux États-Unis

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Si en France rien n'empêche un accusé de mentir pour se défendre, l'auteur d'un parjure outre-Atlantique s'expose à une peine pouvant aller jusqu'à sept ans de prison et à un désaveu de l'opinion publique, témoigne Me Christopher Mesnooh, avocat aux barreaux de New York et de Paris.

«Aux États-Unis, une des premières choses qu'on apprend à un enfant est de ne pas mentir», souligne Me Christopher Mesnooh, avocat aux barreaux de New York et de Paris. Ce trait de caractère qui imprègne la société américaine, où le mensonge est extrêmement peu toléré par rapport à la France, a été mis en exergue ces derniers jours par l'affaire DSK. Nafissatou Diallo, la femme de chambre du Sofitel de New York qui accuse Dominique Strauss-Kahn d'agression sexuelle, est passé en seulement quelques heures du statut d'«employée modèle» à celui d'affabulatrice. En cause, les dernières révélations sur sa vie privée qui dévoilent plusieurs mensonges et le récit fluctuant de son immigration aux États-Unis. Une faute considérée comme grave par les Américains.

Pour Me Christopher Mesnooh, l'importance accordée au mensonge aux États-Unis tient au fondement même de la culture américaine et aux racines très puritaines du pays. «Si vous faites une erreur, les

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