Le médiateur de l'Onu au Koweït et à Ryad pour parler du Yémen

le , mis à jour à 16:43
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(Actualisé avec bombardements, ministre yéménite) GENEVE, 26 juin (Reuters) - L'émissaire des Nations unies pour le Yémen va se rendre dans les prochains jours au Koweït et en Arabie saoudite pour discuter d'un projet de plan de paix passant par un "accord préliminaire" avec les rebelles chiites houthis, a annoncé vendredi un porte-parole de l'Onu. L'Arabie saoudite a accordé l'asile au président yéménite en exil Abd-Rabbou Mansour Hadi et a pris la tête d'une coalition arabe comprenant notamment le Koweït, qui bombarde depuis trois mois les Houthis, qu'elle accuse d'être soutenus par l'Iran. Des négociations de paix sous l'égide de l'Onu visant à la conclusion d'un cessez-le-feu au Yémen ont capoté il y a une semaine à Genève. Les combats se sont depuis poursuivis et dix personnes ont été tuées vendredi dans des raids aériens dans la province septentrionale de Jaouf, frontalière de l'Arabie saoudite, selon des habitants. Des bombardements ont également visé la capitale Sanaa et plusieurs autres provinces dont celles de Saada, fief des Houthis, et d'Aden. L'émissaire de l'Onu, Ould Cheikh Ahmed, qui présidait les négociations de Genève, va se rendre samedi au Koweït, puis à Ryad et Sanaa dans le courant de la semaine prochaine, a déclaré le porte-parole à la presse. Ould Cheikh Ahmed entend capitaliser sur les "engagements constructifs" qu'ont pris, selon lui, les deux parties sur les rives du lac Léman en vue d'une trêve humanitaire, et rester à Ryad et Sanaa "jusqu'à ce que l'on parvienne à un accord préliminaire", a ajouté Ahmad Fawzi. Mais la tâche du médiateur s'annonce ardue, le ministre des Affaires étrangères yéménite en exil, Reyad Yassine Abdallah, ayant déjà jugé inutile la tenue de nouvelles négociations, selon le journal Asharq al Awsat. D'après le journal panarabe, le gouvernement d'Abd-Rabbou Mansour Hadi privilégie désormais la mise en oeuvre de la résolution 2216 du Conseil de sécurité de l'Onu, qui réclame le départ des Houthis des territoires dont ils se sont emparés, la restitution de leurs armes et le retour d'exil du chef de l'Etat. (Stéphanie Nebehay; Tangi Salaün pour le service français)

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