Le Medef veut combiner CICE et baisse des cotisations

le
3
LE MEDEF VEUT COMBINER CICE ET BAISSE DES COTISATIONS
LE MEDEF VEUT COMBINER CICE ET BAISSE DES COTISATIONS

PARIS (Reuters) - Le Medef a souhaité mardi pouvoir combiner le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) et une division par deux des cotisations famille d'ici 2017 afin de réduire le coût du travail sur toute l'échelle des salaires.

Cette solution respecte le montant de 30 milliards d'euros de baisse du coût du travail promise par François Hollande d'ici la fin du quinquennat et aiderait les entreprises exportatrices, les plus confrontées à la concurrence internationale, qui bénéficient relativement peu du CICE.

"Gardons, pour les deux prochaines années, les allègements 'Fillon' et le CICE tel qu'il est aujourd'hui, et utilisons les 10 milliards prévus pour des allègements de cotisations famille", a dit le président de l'organisation patronale, Pierre Gattaz, lors de sa conférence de presse mensuelle.

Pour soutenir l'emploi peu rémunéré, gisement de créations d'emplois le plus important, les allègements de cotisations "Fillon" et le CICE seraient conservés. La dizaine de milliards d'euros de réduction du coût du travail supplémentaire irait à une baisse progressive des cotisations famille des entreprises pour les diviser par deux en 2017, à environ 2,6%.

"C'est notre proposition de démarrage sur les deux prochaines années. Ensuite, il faudra sans doute qu'on simplifie ça", a dit Pierre Gattaz.

François Hollande lui-même, lors de sa conférence de presse du 14 janvier, avait laissée ouverte la question de la cohabitation du CICE et des naisses des cotisations famille.

Cette piste semble compatible avec les souhaits exprimés par la CGPME, une autre grande organisation patronale. Cette dernière souhaite elle aussi dans un premier temps conserver le CICE et réduire de moitié le taux des cotisations familiales.

RÉUNION LE 28 FÉVRIER

Dans un second temps, la suppression totale de ces dernières se substituerait au CICE et le plafond des allègements de charge "Fillon" serait relevé, a expliqué le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, à Reuters.

S'il a l'ambition d'aider à la fois l'emploi et la compétitivité, le CICE aide relativement peu les entreprises exportatrices car il baisse le coût du travail sur les salaires inférieurs à 2,5 smic, alors qu'elles payent davantage que les autres leurs salariés. Les allègements "Fillon" ne portent quant à eux que sur les salaires allant jusqu'à 1,6 smic.

Les organisations syndicales et patronales se retrouveront le 28 février pour une réunion de travail sur ce "pacte de responsabilité" promis aux entreprises par le chef de l'Etat.

Le débat s'est focalisé sur les contreparties à cette nouvelle baisse du coût du travail, notamment d'éventuels engagements d'embauches chiffrés de la part des entreprises.

Le patronat voit dans cette réunion un point de départ qui débouchera sur des plans d'actions, sur l'emploi et le dialogue social, déclinés pour certains par branches professionnelles.

"On n'est pas dans une réunion de négociation avec les organisations syndicales pour négocier la totalité des contreparties dans le champ de l'emploi et dans le champ du dialogue social", a expliqué un responsable du Medef.

"On définit les thèmes, on définit la méthode, et ensuite s'engagera le processus, dans un certains nombre de cas au niveau interprofessionnel, dans un certain nombre d'autres cas, au niveau de l'entreprise et de la branche", a-t-il ajouté.

Jean-Baptiste Vey

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • paspil le lundi 24 fév 2014 à 19:07

    avec la CICE la poste va pouvoir embaucher l'etat va montrer l'exemple j'en suis sur lol

  • M7403983 le mardi 18 fév 2014 à 16:39

    Toutes ces déclarations sont du vent : on attend des décisions suivies d'actions concrètes !!!

  • mipolod le mardi 18 fév 2014 à 14:00

    Ce monsieur Gattaz commence à devenir fatiguant : il gesticule, il parle, il revendique mais rien n'avance. Il est à l'image des interlocuteurs qu'il a en face de lui "jamais pour ni contre mais bien au contraire". Il est la parfaite contrepartie de flamb.y : "moins je décide mieux je me porte". La soupe est bonne pour lui aussi !