Le Medef souhaite une révision de la fiscalité du capital

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LE MEDEF SOUHAITE UNE RÉVISION DE LA FISCALITÉ DU CAPITAL
LE MEDEF SOUHAITE UNE RÉVISION DE LA FISCALITÉ DU CAPITAL

PARIS (Reuters) - Le président du Medef appelle le nouveau gouvernement de Manuel Valls à amplifier les réformes engagées et à rouvrir tous les sujets qui bloquent l'orientation de l'épargne vers les entreprises, notamment la fiscalité du capital.

Dans Les Echos, à paraître mercredi, jour où le syndicat patronal ouvre son université d'été, Pierre Gattaz estime que le principal problème des chefs d'entreprise qui vont bénéficier de baisses de charges et d'impôts reste la confiance.

"Vu la situation, il faut aussi désormais accepter de nous attaquer rapidement aux verrous de notre économie pour libérer le potentiel de création d'emplois", avance-t-il.

Pierre Gattaz estime ainsi que la réforme de la taxation des plus-values n'est pas allée assez loin et qu'elle est "complexe, peu lisible".

"Il faut taxer les plus-values comme le font les autres pays européens à taux fixe. Il faut que ce soit simple", dit-il.

Pour relancer l'investissement, "nous avons besoin de capital, de fonds propres, de dividendes et de plus-values", explique le dirigeant du Medef, pour qui "on ne peut pas tenir un discours contre les dividendes et vouloir en même temps attirer les investisseurs !"

"La France doit faire sa révolution culturelle, accepter que l'entreprise est le c½ur de l'économie, que celle-ci est mondiale et que nous sommes dans une économie de marché", ajoute-t-il.

Pierre Gattaz répète que le pacte de responsabilité voulu par François Hollande a été perçu par les chefs d'entreprise "comme une lumière dans un tunnel", mais qu'il faut "aller au-delà."

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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  • M7097610 le mercredi 27 aout 2014 à 10:21

    aux Etats Unis, il n'y a pas d'isf mais il y a des droits de succession plus élevés...c'est une logique plus simple

  • knbskin le mercredi 27 aout 2014 à 08:48

    Exact, frk987 : le prédateur n'est plus l'Empire romain, c'est l'Etat qui bouffe le contribuable, tant qu'il y a du contribuable à bouffer ... en engraissant généreusement la caste des fonctionnaires et accessoirement les assistés, caution pseudo-morale de ce système. :(

  • frk987 le mercredi 27 aout 2014 à 08:43

    Bonjour Knbskin, la différence entre l'ISF et le livret A, c'est que l'un obligatoire et l'autre facultatif, par contre sur le fond, on est d'accord. Pour l'analogie avec l'empire Romain, c'est flagrant, les Romains étaient même devenus incapables d'assumer la production agricole de Rome, quelle belle et triste analogie avec les temps actuels.....

  • knbskin le mercredi 27 aout 2014 à 08:37

    .../... pour se développer et survivre. L'Empire romain a duré des siècles, le "socialisme" s'est écroulé au niveau mondial depuis 1990, sauf à Cuba, en Corée du Nord, au Vénézuéla, et en France ...

  • knbskin le mercredi 27 aout 2014 à 08:35

    .../... Donc, entreprises et "riches" s'expatrient, et il ne reste qu'une machinerie d'Etat de plus en plus coûteuse qui s'auto-entretient jusqu'à la ruine finale. En gros, l'Etat fonctionne comme l'Empire romain ou les royaumes Capétiens : incapables de créer des richesses par elles-mêmes, ces structures étaient obligées de croître par prédation de leurs voisins .../...

  • knbskin le mercredi 27 aout 2014 à 08:32

    Exact, frk987 (Bonjour !) L'ISF sert - comme les livrets A, les PEL et les contrats d'AV en Euros) à assurer une contrepartie à la dette de l'Etat. Comme cette dette sert à payer les dépenses courantes (salaires des fonctionnaires surnuméraires et prébendes des assistés en tous genres), ça vient diminuer le financement des entreprises qui créent des richesses .../...

  • frk987 le mercredi 27 aout 2014 à 08:27

    suite : je me suis amusé à calculer ce que j'ai payé comme ISF depuis sa création, et j'en suis arrivé à la constatation que cela a coûté en investissement l'équivalent d'une dizaine d'emplois. 10 emplois qui auraient rapportés des impôts, des cotisations sociales, de la TVA, du bénéfice pour l'aide sociale. A la sortie, mon ISF a coûté bien cher à l'Etat uniquement pour flatter la démagogie des électeurs.

  • frk987 le mercredi 27 aout 2014 à 08:21

    Suite : deuxième effet pervers de l'ISF : les étrangers n'étant pas assujettis à l'ISF, on ouvre encore plus grandes les portes du désinvestissement national au profit d'étrangers comme le Qatar......

  • frk987 le mercredi 27 aout 2014 à 08:19

    L'ISF a le principal avantage de sortir de l'argent de l'économie réelle pour alimenter le tonneau des danaïdes de l'Etat. Le monde entier à supprimé l'ISF mais pas la France, bien sur, de quelques milliards chaque année cumulés on arrive à une somme qui est loin d'être anecdotique. Puis ensuite on pleure sur le désinvestissement.

  • M9299032 le mercredi 27 aout 2014 à 05:26

    Trop d impots sur le revenu du capital qui a été constitué par les revenus du salaire et donc déjà imposé! Quoi que l'on fasse, on se fait plumer.