Le Medef s'inquiète des risques sur les coûts de production

le
2
Le Medef s'inquiète des risques sur les coûts de production
Le Medef s'inquiète des risques sur les coûts de production

PARIS (Reuters) - Le Medef a demandé mardi que la grande conférence sociale organisée le mois prochain par le gouvernement ait un volet économique et lancé une mise en garde contre toute hausse du coût du travail qui pourrait résulter des projets d'amendement de la réforme des retraites ou d'un "coup de pouce" au smic.

La présidente du mouvement patronal, Laurence Parisot, a estimé qu'un cadrage économique était "absolument nécessaire pour bien évaluer ce qu'il est possible de faire sur un certain nombre de réformes envisagées par le gouvernement".

Elle s'exprimait à la sortie de l'hôtel Matignon, où le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a clôturé avec le Medef une journée de concertation avec les partenaires sociaux pour préparer la conférence sociale de juillet.

"Nous avons attiré l'attention du Premier ministre sur la fragilité de l'économie de notre pays aujourd'hui", a-t-elle dit.

"Nous avons remis un document montrant sur un certain nombre d'indicateurs la chute de la rentabilité, des possibilités de financement, bref la dégradation de la situation de nos entreprises, notamment des PME et des TPE", a ajouté Laurence Parisot, qui a encore dit vouloir tirer un "signal d'alarme".

Sur le projet de décret envisagé par le gouvernement pour le rétablissement partiel de la retraite à 60 ans, la présidente du Medef a fait part de son inquiétude de le voir aller "au-delà" des engagements de campagne du président François Hollande.

Elle a été jusqu'à évoquer un risque de faillite pour l'Agirc, un des deux grands régimes de retraites complémentaires, à l'horizon 2014/2015.

S'agissant de la hausse du smic, dont l'ampleur sera décidée dans les prochaines semaines selon le ministre du Travail Michel Sapin, Laurence Parisot a invité à une grande prudence sur tout ce qui pourrait augmenter les coûts de production sous peine de voir les plans sociaux augmenter au deuxième semestre.

"Attention à ce que des mesures qui seraient prises nuisent à l'emploi et il y a des risques aujourd'hui", a-t-elle dit en proposant de travailler sur les "trajectoires" des salariés payés au smic, pour qu'ils y restent le moins longtemps possible, plutôt que sur le niveau de celui-ci.

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • peggy111 le mardi 29 mai 2012 à 21:11

    elle en a pas besoin d un coup de pouce

  • LeRaleur le mardi 29 mai 2012 à 20:49

    Tu m'étonnes...