Le Medef s'impatiente en attendant le pacte de responsabilité

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LE MEDEF INVITE LE GOUVERNEMENT À GELER LES DÉPENSES PUBLIQUES
LE MEDEF INVITE LE GOUVERNEMENT À GELER LES DÉPENSES PUBLIQUES

par Emmanuel Jarry

PARIS (Reuters) - Le Medef donne des signes d'impatience dans l'attente de détails sur le "pacte de responsabilité" proposé par François Hollande aux entreprises et invite le gouvernement à geler le niveau des dépenses publiques pendant plusieurs années.

L'organisation patronale juge avoir "fait son travail" en signant avec la CGPME, l'Union professionnelle artisanale et les syndicats CFDT, CFE-CGC et CFTC un accord sur les contreparties aux baisses de charges promises par le chef de l'Etat.

"L'économie française est très malade. Il y a urgence à faire quelque chose", a déclaré mardi le président du Medef, Pierre Gattaz, lors d'une conférence de presse. "Ce pacte de responsabilité, c'est l'ordonnance, mais il faut passer de l'ordonnance à la thérapie et il faut aller vite."

Il avait auparavant présenté un "carnet de santé de la France" sous la forme d'un tableau dans lequel presque tous les indicateurs sont au rouge, de la croissance du PIB à la dépense et à la dette publiques en passant par le chômage, le taux de marge des entreprises et le solde commercial.

"J'espère avoir maintenant des informations beaucoup plus concrètes sur ce que veut dire ce pacte de responsabilité du côté gouvernemental", a poursuivi le président du Medef.

Il s'est dit inquiet de n'avoir que des informations parcellaires sur la répartition des 10 milliards d'euros de baisses supplémentaires du coût du travail et aucune sur la simplification des contraintes administratives et une baisse de la fiscalité des entreprises, "qui reste un mystère".

"Cette baisse de fiscalité ne pourra se faire que s'il y a une baisse de la dépense publique, c'est la clef de voûte du dispositif", a-t-il fait valoir. "Là, nous sommes aussi très inquiets parce que nous ne voyons rien arriver."

VERROUILLAGE GOUVERNEMENTAL

Le chef de l'Etat et le gouvernement se sont engagés à faire au moins 50 milliards d'euros d'économies d'ici 2017 pour atténuer d'autant la croissance spontanée des dépenses publiques et financer des baisses de charges fiscales et sociales sans recourir à une hausse des prélèvements obligatoires.

Le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, est à la manoeuvre dans cette chasse aux économies, que les témoignages de sources gouvernementales concordent tous à décrire comme laborieuse.

"C'est pénible. On est à l'os", souligne ainsi un des ténors du gouvernement.

Le tollé déclenché par l'évocation, par le ministre de l'Education, Vincent Peillon, d'un gel de l'avancement des fonctionnaires ou les fuites sur une réduction des dotations aux collectivités locales ont convaincu l'exécutif de verrouiller l'information, au moins avant les élections municipales.

Les responsables politiques et élus associés à l'élaboration du pacte et de ses volets annexes disent avoir pour consigne de ne rien dire à ce sujet avant les arbitrages officiels.

Ces derniers ne doivent être dévoilés qu'en avril, après le second tour, le 30 mars, d'un scrutin difficile pour une majorité de gauche déjà en délicatesse avec son électorat.

LE MEDEF VEUT GELER LES DÉPENSES PUBLIQUES

Le pouvoir semble soucieux de limiter les risques de déroute électorale, alors que les syndicats non signataires de l'accord avec le patronat, CGT et Force ouvrière en tête, ont pour leur part choisi d'essayer de mobiliser les opposants au pacte mardi, à cinq jours du premier tour.

Pour Pierre Gattaz, l'effort de 50 milliards d'euros en trois ans envisagé par le gouvernement reste insuffisant.

"Aujourd'hui, les dépenses publiques, qui représentent 1.200 milliards d'euros, augmentent de 30 milliards par an. Donc elles vont continuer de progresser en valeur absolue", explique-t-il.

"Si nous ne faisons pas plus de 50 milliards, nous craignons que l'asphyxie de l'économie française continue", ajoute-t-il. "Nous pensons qu'il faudrait geler (les dépenses publiques) à 1.200 milliards (...) pendant quelques années."

Pour le reste, il a redit que le patronat était favorable à une baisse du coût du travail répartie sur l'ensemble du spectre salarial et non concentré sur les seuls bas salaires, afin de renforcer la compétitivité des entreprises exportatrices.

En matière de fiscalité, le président du Medef plaide pour un partage 50/50 entre réduction des taxes et impôts pesant sur les facteurs de production, comme la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S), et abaissement du taux de l'impôt sur les sociétés (IS) pour renforcer les marges des entreprises.

Il juge possible de réduire les premiers d'environ cinq milliards d'euros et le second du même montant. "Il faudra toujours avoir cet équilibre entre taxes sur la production et taux d'IS", a-t-il souligné.

(Edité par Yves Clarisse)

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  • nebraska le mardi 18 mar 2014 à 18:34

    zzzle tu compte à la manière des fonctionnaires non ?? 30 milliard de baisse c'est 30 milliard de baisse point barre. J'en ai plein le K.ul de voir ma tréso. partir dans les poches percées de l'état.

  • zzzle le mardi 18 mar 2014 à 18:17

    30 Mds€ de baisse charge cela équivaut au minimum à la création de 3 Millions d'emplois plus les emplois induits donc ===> 5 Millions.

  • didge64 le mardi 18 mar 2014 à 17:51

    et les chômeurs eux ils s'impatientent pas ?

  • nebraska le mardi 18 mar 2014 à 17:47

    A4DF14 -"Les patrons consommerons ces nouveaux avantages dans leur bilan" : Ils investiront, verseront des primes, redistribueront aux salariés. En tout cas c'est ce que moi, je vais faire.......en admettant que l'on voit un jour le bout de queue de ce pacte.

  • devcor le mardi 18 mar 2014 à 17:29

    Amorcris est un fonctionnaire, il croit qu'il suffit de créer de nouveaux impôts pour faire la richesse d'un pays. C'est d'ailleurs ce qu'on semble enseigner à l'ENA.

  • A4DF14 le mardi 18 mar 2014 à 17:08

    D'où viennent les 50 milliards On fait comme si .... Car de toute façon on ne saura pas ce qui en a été faitLes patrons consommerons ces nouveaux avantages dans leur bilan et n'embaucheront qui s'ils ont un marché à couvrirUn marche de dupes. mais comme le PS ne comprend rien a l'économie, autant dire qu'on est bien parti pour régresser comme dit Sapin

  • M3154658 le mardi 18 mar 2014 à 17:02

    @knbskin Oui .. Ils ont augmenté les impôts et tué le Capitalisme et la poule aux œufs d'or .. Aujourd'hui c'est foutu et personne n'y comprend plus rien. Il suffisait de dépenser le Capital accumulé et personne ne s'en est rendu compte .... On est tombé du huitième étage et au cinquième tout allait encore pour le mieux ... !

  • M5061253 le mardi 18 mar 2014 à 16:55

    Nous sommes sur le même modèle que pendant l'ère Jospin:1ère année ,pour les clandestins,code de la nationalité.2ème année,pour les criminels:la présomption d'innocence.3ème année,pourles homosexuels,le PACS.4ème année,pour les travailleurs "fatigués":les 35 heures.5ème année:rien ,à cause des élections.On sait où cela a mené.

  • nebraska le mardi 18 mar 2014 à 16:51

    C'est tout de même fou que certains (beaucoup) n'ont toujours pas compris que notre tissus industriel a été détruit à cause des hausses des impôts et taxes depuis ces 4 dernières décennies.

  • M4888303 le mardi 18 mar 2014 à 16:44

    Comme ce gvt a augmenté le nombre de fonctionnaires au lieu de le restreindre,il n'est pas pressé de leur faire connaitre la potion façon Grèce qu'il va devoir leur infliger!;baisse de leurs traitements et retraites etc...Après les élections ça sera moins douloureux pour lui!!!

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