Le Medef rompt le dialogue social

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Le Medef rompt le dialogue social
Le Medef rompt le dialogue social

Quatre mois de discussions sur le dialogue social... pour rien. Jeudi, lors d'une ultime séance de négociation visant à simplifier et améliorer la représentation en entreprise, le patronat a subitement décidé de jeter le gant. Juste avant 16 heures, le verdict est tombé, sans appel : fin des discussions. Comme en fin de semaine dernière à l'issue d'une séance marathon -- deux jours, une nuit avec en prime une interruption de séances de dix heures --, le patronat (Medef et UPA) n'a pas mis une nouvelle copie sur la table, avec les quelques petites concessions attendues par la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC. Trois syndicats pourtant prêts à signer cet accord créant une instance unique syndicale. « Il y a un moment où il ne faut pas s'acharner », a lâché Alexandre Saubot, le négociateur du Medef, fermant définitivement la porte sans que grand monde ne comprenne vraiment quelle mouche l'avait piqué. Et de renvoyer la balle au gouvernement : à lui « de décider ce qu'il fera » a déclaré ainsi Alexandre Saubot.

Psychodrame au Medef

« C'est une journée ubuesque. En arrivant le matin, plus personne n'était d'accord dans nos rangs », rapporte un des représentants des employeurs. Au c½ur des blocages patronaux : la représentation syndicale dans les entreprises de moins de 11 salariés. Dans le projet du Medef, des commissions régionales, composées d'élus syndicaux et patronaux, extérieurs à l'entreprise, auraient pour mission de représenter les salariés et les employeurs. Inacceptable aux yeux de la principale intéressée, la CGPME (qui regroupe les 4,5 millions de PME), qui dès le début des négociations a opposé son veto.

Une fronde à laquelle s'est rallié hier un certain nombre d'adhérents du Medef -- plusieurs branches professionnelles -- qui ont menacé de quitter l'organisation patronale s'il signait l'accord. « Gattaz s'est retrouvé en porte-à-faux avec une bonne partie de ses troupes », ...

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  • M8252219 le vendredi 23 jan 2015 à 14:09

    LES RÉFORME DÉPENDENT ESSENTIELLEMENT DU GOUVERNEMENT.Mettre en œuvre la TVA SOCIALE, tous les français et d'autres bénéficient du régime sociale français TOUS doivent participer à son financement ,pas seulement les salariés et les entreprises. C'EST UNE RÉFORME STRUCTURELLE MAJEURE.

  • patjo47 le vendredi 23 jan 2015 à 13:33

    Bravo cessons ces palabres sans fin avec des gens qui ne représentent rien sauf eux mêmes et leurs délégués.et qui ne se battent que pour survivre et conserver leurs avantages abusifs au détriment des vrais travailleurs de l’économie et de la France.

  • pier4564 le vendredi 23 jan 2015 à 12:51

    stop aux soviets!

  • fignar le vendredi 23 jan 2015 à 12:38

    Le patronat a raison de ne pas négocier avec les syndicats qui ne représentent que 7% des salariés en France

  • knbskin le vendredi 23 jan 2015 à 12:12

    Pa surprenant. J'ai eu l'occasion de suivre une conférence de Pierre Gattaz mardi soir dernier. Il semblait assez pessimiste sur ce round de négo ! :(

  • DADA40 le vendredi 23 jan 2015 à 12:11

    Je suis artisan avec 2 ouvriers : je ne veux pas me soumettre aux diktats de la CGT. Sinon, je resterai seul et emploierai des intérimaires.

  • DADA40 le vendredi 23 jan 2015 à 12:08

    Un jour les patrons en auront assez et se mettront en grève. Pas besoin de mettre des piquets de grève car ce sont eux qui ont les clefs. Cela serait très instructif de voir les réactions des syndicats. En fait, ils ont déjà commencé en délocalisant en Europe.

  • danquign le vendredi 23 jan 2015 à 11:50

    @A4DF14 commencez par apprendre à écrire sans fautes !

  • ostrevan le vendredi 23 jan 2015 à 11:50

    Suite ..Quand mon patron créait un problème dans mon entreprise, à la sortie des représentants ; je lui disais « vous venez encore de créer un communiste ! ».

  • ostrevan le vendredi 23 jan 2015 à 11:49

    L’attitude du patronat français et du clergé de lutter contre le syndicalisme français génère un abandon de l’attitude habituelle des français qui était de voter à droite et/ou centre droit, mais d’avoir des syndicats à gauche et/ou centre gauche, pour rééquilibrer et les « protégeant » en entreprise.Cette attitude n’étant plus possible, le peuple rejoint alors les extrêmes gauche et/ou droite.