Le Medef participera aux négociations sur la fiscalité

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LE MEDEF PARTICIPERA AUX NÉGOCIATIONS SUR LA FISCALITÉ
LE MEDEF PARTICIPERA AUX NÉGOCIATIONS SUR LA FISCALITÉ

PARIS (Reuters) - Le Medef est satisfait des propositions faites par François Hollande lors de ses voeux et participera aux assises de la fiscalité prévues pour le début de l'année, a dit son président Pierre Gattaz au Monde.

Mi-décembre, le syndicat patronal avait menacé de bouder ces négociations si l'objectif de baisser les prélèvements obligatoires des entreprises n'était pas affiché par le gouvernement.

"J'ai été rassuré par le président de la République, qui a dit que ces assises devraient permettre de baisser la fiscalité sur les entreprises. C'est une condition sine qua non pour nous. Puisque cela a été précisé, on va y entrer", a déclaré Pierre Gattaz dans un entretien publié samedi sur le site internet du Monde.

Le Medef réclame une baisse de 100 milliards d'euros des prélèvements obligatoires, répartis entre le coût du travail et les impôts.

Après une nette hausse en 2013, la loi de finances prévoit de stabiliser le niveau des prélèvements obligatoires à 46,1% du PIB pendant trois ans, puis de les baisser à 45,8% la dernière année du quinquennat de François Hollande.

François Hollande a annoncé mardi qu'il proposerait aux entreprises en 2014 un "pacte de responsabilité" qui consistera à leur offrir des réductions de charges et une simplification administrative contre des embauches et plus de dialogue social.

"François Hollande a appelé cela 'pacte de responsabilité', nous, on a parlé de 'pacte de confiance' mais le contenu est très proche", a également dit Pierre Gattaz.

"Ce qui m'intéresse, c'est la compétitivité des entreprises pour créer de l'emploi. Cela passe par la baisse du coût du travail et la baisse de la fiscalité. Ce qui est derrière, c'est la création d'emplois pour tous les Français", ajoute-t-il.

Le Medef s'est fixé l'objectif de créer en France un million d'emplois en cinq ans, à condition d'ouvrir "cinq chantiers": le coût du travail, la fiscalité, la baisse des dépenses publiques, la simplification et les freins à l'embauche.

Interrogé sur la responsabilité des chefs d'entreprise dans les destructions d'emplois, Pierre Gattaz déclare : "Les entrepreneurs ont-ils une responsabilité ? Je vais vous dire oui. Si on s'engage dans un pacte comme cela, on ne peut pas dire que le patronat est vierge de tout."

"On est prêt à jouer le jeu. Maintenant, il faut passer de la parole aux actes. Ce pacte, on peut le faire avec le gouvernement s'il engage de vraies réformes. Il y a urgence", dit-il.

Marion Douet, édité par Pierre Sérisier

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