Le Medef gêné par l'annonce d'une remise à plat de la fiscalité

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PIERRE GATTAZ S'INTERROGE SUR L'OBJECTIF D'UNE REMISE À PLAT DE LA FISCALITÉ
PIERRE GATTAZ S'INTERROGE SUR L'OBJECTIF D'UNE REMISE À PLAT DE LA FISCALITÉ

PARIS (Reuters) - Le président du Medef, Pierre Gattaz, s'est dit mardi gêné par l'annonce surprise d'une remise à plat de la fiscalité française et s'est inquiété de savoir si elle permettrait de baisser comme il le demande la fiscalité des entreprises.

Dans un contexte de faible popularité de l'exécutif et de contestation des hausses d'impôts, le Premier ministre a annoncé ce chantier, en précisant qu'il se ferait à niveau de prélèvements obligatoires constants.

"Je suis très confus par rapport à cette déclaration de Jean-Marc Ayrault", a dit Pierre Gattaz lors de sa conférence de presse mensuelle. "Cette déclaration m'a gêné car elle pose plus de questions que de réponses, malheureusement."

"Est-ce la même chose que les 'assises de la fiscalité' de Pierre Moscovici ? Et est-ce qu'on est bien dans la baisse des dépenses publiques permettant de baisser les prélèvements obligatoires des entreprises ?", a-t-il poursuivi.

Saluant l'idée d'une telle discussion, le dirigeant patronal a expliqué que "les chantiers sur la fiscalité, pour nous, ne peuvent se concevoir que si nous adressons la baisse des dépenses publiques". "Nous devons revenir à la cause, à la racine de cette surfiscalité, qui sont les dépenses publiques."

Le projet de loi de finances pour 2014 en cours d'examen au Parlement prévoit une légère hausse du taux de prélèvements, à 46,1% du PIB contre 46,0% cette année et une baisse du taux de dépenses publiques à 56,7% du PIB contre 57,1% cette année.

Après des dizaines de milliards d'euros de hausses des impôts ces dernières années, le texte prévoit de concentrer l'effort de redressement des comptes publics sur les économies.

Quinze milliards d'euros d'économies sont ainsi prévus par rapport à la croissance tendancielle des dépenses, ainsi que trois milliards d'euros de hausses des prélèvements.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yann Le Guernigou

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  • nayara10 le dimanche 1 déc 2013 à 22:32

    Pour 2014 .Il manquera 87 Milliards .On ne peut demander à ceux qui les ont élu de payer...Alors TAXONS...!!!!....

  • d.contan le dimanche 1 déc 2013 à 20:28

    il faut baisser la depense publique car on a en marre de payer toujour plus chaque année.ce n'est pas en augmentant les impots que ça ira mieux pourtant ce n'est pas difficile à comprendre.nos elus ne veulent pas renoncer à leurs privileges

  • M8252219 le mardi 19 nov 2013 à 16:24

    les dirigeants des grandes entreprises craignent une répartition des bénéfices des entreprises moins intéressante pour eux et leurs actionnaires

  • M8252219 le mardi 19 nov 2013 à 16:22

    censure censure quand tu nous tient la vérité n'est pas bonne à dire ou à écrire

  • ttini le mardi 19 nov 2013 à 14:27

    sinon ça va toi ?

  • digby le mardi 19 nov 2013 à 14:10

    15 milliards sont rienil faut reduir par 50 milliards voir plus ................

  • rleonard le mardi 19 nov 2013 à 13:41

    baisse des depenses publiques et arret des gaspillages et privilèges a tous les politiques : un vœux pieux qui ne verra jamais le jour. Comment envisager qu'ils vont scier la branche d'or sur laquelle ils sont vautrés ??

  • M9095115 le mardi 19 nov 2013 à 12:43

    Mais non Mr Gattaz vous avez à faire à des pitres grotesques

  • KAFKA016 le mardi 19 nov 2013 à 12:22

    Baisse des dépenses publiques ? jamais de la vie mon cher Monsieur!!!

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