Le médecin de Vincent Lambert : «J'ai frôlé le burn-out»

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Le médecin de Vincent Lambert : «J'ai frôlé le burn-out»
Le médecin de Vincent Lambert : «J'ai frôlé le burn-out»

Propulsé au coeur de ce qui est devenu «l'affaire Vincent Lambert», le Dr Eric Kariger, chef du service de gériatrie et de soins palliatifs du CHU de Reims, quittera son poste au 1er septembre pour rejoindre le privé. Il y a un peu plus d'un an, il avait décidé avec l'accord d'une partie de la famille de cesser le traitement qui maintenanit en vie son patient, en état végétatif depuis 5 ans et demi. Aujourd'hui, il se confie sur les raisons de son départ.

Pourquoi démissionnez vous du CHU ?

Dr Eric Kariger.  Dans les faits, il ne s'agit pas d'une démission. J'ai simplement fait valoir une possibilité qui est offerte aux praticiens hospitaliers de demander une mise en disponibilité de trois ans. Je souhaite donner un nouvel élan à ma carrière. C'est un choix personnel -et je pense avoir ce droit là, comme tout autre - qui na pas été pris dans la précipitation, ni dicté par la seule l'affaire Lambert, même si elle y a participé. J'aurais voulu que mon départ soit plus discret. Il fallait que je m'inscrive à nouveau dans un projet, personnel et professionnel. ma vie continue et j'espère que personne n'osera me le reprocher. Ce qui est devenu l'affaire Vincent Lambert n'est pas l'affaire Kariger, même si ce dossier et le souvenir de Vincent marqueront ma vie jusqu'à la fin de mes jours.

Vous avez pris cette décision en mai, avant l'arrêt du conseil d'Etat ?

Mon futur employeur aurait même voulu que je sois disponible plus tôt que septembre. J'avais calé mon départ en l'inscrivant dans le calendrier du conseil d'Etat. En envisageant que, si ce dernier confirmait le choix de mon équipe de mettre fin à l'obstination déraisonnable du traitement qui le maintient en vie, cela me laissait l'été pour accompagner Vincent et sa famille tranquillement jusqu'au bout. Je regrette que le nouveau recours des parents devant la Cour européenne des droits de l'homme, que je respecte, ne ...

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