Le match « La Défense » vs les « Docklands » de Londres

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CBRE met face à face La Défense et les Dockland au travers d'un « match » visant à comparer les mérites respectifs de leur immobilier de bureaux. Alors que les investisseurs français commencent à investir au delà des frontières de l'hexagone, l'herbe est elle cependant plus verte à Londres ?

La Défense est un des fleurons du marché tertiaire de bureaux en Ile de France. Elle offre plus de 3,3 millions de m² soit 6 % du parc de bureaux d’Ile-de France. Aujourd’hui, les volumes d’offres à écouler sont importants. Cela prendra du temps ! La Défense concentre quelques 1 500 sièges sociaux. Une masse qui sécurise les fondamentaux de cette zone car si les grandes transactions sont aujourd'hui plus rares, les plus petites transactions sont elles bien au rendez-vous conscientes des avantages de la centralité de cette zone. Les investisseurs dont de nombreuses SCPI ne s’y trompent pas. Ils sont friands des actifs en vente. Sur ce plan, 2014 ne fera pas exception et rien n’empêche d’imaginer un scénario de reprise à moyen terme après une période d’assainissement. 'D’ici là, tout lancement « en blanc » de nouveaux programmes semble improbable » conclut CBRE.

A Londres, Les Docklands sont un des principaux marchés tertiaires de Londres. Son parc totalise de 1,8 million de m² (9 % des bureaux de Londres). En 2013 le quartier des Docklands a connu une forte croissance économique qui a renforcé l'activité locative et conduit à une réduction de l'offre. Un nouveau resserrement de l'offre est prévu cette année, en l’absence de lancement « en blanc ». Par ailleurs, le renforcement de la demande porte à croire que les loyers devraient à nouveau augmenter à court terme. Les Docklands devraient également tirer avantage du projet ferroviaire (Crossrail) qui desservira le Grand Londres d'ici 2018. Cette meilleure accessibilité devrait renforcer la position de ce quartier d'affaires et être un catalyseur pour des développements immobiliers à usage mixte.

Après l'annonce de la reprise de la société anglaise CWI par la Française AM ou l'achat de bureaux à Londres par l'OPCI Opcimmo, il semble que les investisseurs français cherchent à se diversifier. Est ce le bon endroit. Est ce le bon moment ? En tous cas, une réalité s'impose. Londres est aujourd'hui selon Cushman & Wakefield, la ville la plus chère du monde.

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