Le martyre des angoras

le , mis à jour à 06:12
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Le martyre des angoras
Le martyre des angoras

La vidéo est dérangeante. Les lapins sanglés sur une table se font arracher les poils par poignées, certains poussent des hurlements stridents. Un autre animal cesse de bouger d'un coup. Renseignement pris, il n'est pas mort, juste tétanisé par le choc. L'association One Voice, qui nous dévoile ces images en exclusivité, réclame au ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, la fermeture des élevages de lapins angoras comme l'interdiction de la vente de pulls, écharpes, chaussettes angora. A ne pas confondre avec la laine mérinos qui vient de la tonte du mouton, ni avec le cachemire recueilli sur le dos de chèvres.

 

Cent pour cent des produits étiquetés « angora français » sont ainsi obtenus en épilant les lapins. Pourquoi ne pas simplement raser ces petits mammifères ? Parce que le poil obtenu avec sa racine est plus long et donc se vend plus cher. La preuve en vidéo est « le résultat d'une enquête de février à juillet de plusieurs infiltrés, révèle Muriel Arnal, présidente de l'association. Nous voulions voir si les élevages français étaient plus exemplaires que les chinois. Réponse : pas du tout, la souffrance est la même. » En effet, un petit film réalisé en 2013 dans les ateliers chinois de pelote d'angora avait refroidi l'opinion et... profité aux élevages français qui avaient récupéré les commandes de marques effrayées.

 

Aujourd'hui, en France, la filière angora compte une trentaine d'exploitations pour environ 3,5 t de poils produits par an que l'on retrouve surtout en pelote dans les fils à tricoter mais aussi dans les collections de grandes maisons de couture qui ont ponctuellement envie de douceur.

 

Depuis quelques années, les lapins (toujours des femelles parce que, dans cette espèce, elles ont le pelage environ 30 % plus fourni que celui des mâles) se voient administrer du lagodendron, un mimosa d'Afrique, qui doit faciliter l'arrachage du poil. On ne parle plus ...

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