Le Maroc s'en prend à Ban Ki-moon sur le Sahara occidental

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Le Maroc s'en prend à Ban Ki-moon sur le Sahara occidental
Le Maroc s'en prend à Ban Ki-moon sur le Sahara occidental

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a rejeté, mercredi, les critiques du Maroc après son déplacement dans la région pour relancer les pourparlers entre Rabat et le Front Polisario sur le Sahara occidental, affirmant que cet objectif demeurait une de ses priorités. Ban Ki-moon s'est rendu la semaine dernière en Mauritanie et dans un camp de réfugiés sahraouis, en Algérie, dans l'espoir de faire bouger les lignes sur ce conflit qui dure depuis quatre décennies. 

A l'issue du déplacement qui s'est achevé dimanche et au cours duquel le secrétaire général de l'ONU ne s'est pas rendu à Rabat, le gouvernement marocain a relevé «avec une grande stupéfaction les dérapages verbaux, les faits accomplis et les gestes de complaisance injustifiés» du secrétaire général. Le royaume marocain s'est offusqué notamment de l'utilisation du mot «occupation» par Ban Ki-moon. Peu après, le porte-parole de l'ONU, Farhan Haq, a réagi en affirmant que «le secrétaire général estime que lui et les Nations unies sont des partenaires neutres» sur ce dossier qui pourrit d'ailleurs les relations entre l'Algérie et le Maroc. M. Ban «a fait tout ce qu'il pouvait pour résoudre la situation au Sahara occidental qui dure depuis un certain temps», a-t-il ajouté, insistant que le secrétaire général «voulait s'assurer que dans la dernière année de son mandat cette problématique figure vraiment à l'agenda international».

Après sa visite auprès de réfugiés sahraouis dans le sud ouest de l'Algérie, Ban Ki-moon s'était déclaré «profondément attristé par cette tragédie humanitaire». Au terme de ce déplacement, M. Ban a demandé à son émissaire pour le Sahara occidental de reprendre ses tournées afin de tenter de relancer les pourparlers entre Rabat et le Front Polisario.

Ban Ki-moon a également fait savoir qu'il se rendrait dans le courant de l'année -qui est sa dernière en tant que secrétaire général- dans la ...

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