Le Maroc déchiré entre la radicalisation et l'aspiration à la liberté

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Agadir. Les Marocaines ont renoncé au maillot deux-pièces depuis longtemps. Des voix réclament son interdiction, y compris pour les touristes.
Agadir. Les Marocaines ont renoncé au maillot deux-pièces depuis longtemps. Des voix réclament son interdiction, y compris pour les touristes.

Daech menace-t-il vraiment le Maroc ? La multiplication des interpellations d'individus soupçonnés de radicalisation et de planification des attentats aux quatre coins du royaume pourrait le laisser croire. Le 19 juillet, les autorités ont lancé une vaste opération antiterroriste à travers le pays. Bilan : plusieurs dizaines de personnes ont été interpellées et 52 mises en détention provisoire le 27 juillet. Des armes ont été saisies. Les responsables de l'antiterrorisme avaient précisé auparavant que 159 cellules de salafistes radicaux avaient été démantelées depuis 2002, dont 38 depuis 2013, plus ou moins liées à Daech.

1 609 jeunes Marocains sont partis faire le djihad en Syrie, en Irak ou en Libye, et un peu plus de 800 ont rejoint les rangs de Daech, a révélé à Al Jazeera Maroc le directeur du Bureau central des investigations judiciaires, Abdelhak Khiame. Les coups reçus ces derniers mois au Moyen-Orient et en Libye par les groupes djihadistes, en particulier l'État islamique, incitent donc une partie des combattants à se tourner vers le royaume. D'où l'extrême vigilance des services de sécurité. En 2014, le groupe Jund al-Khifala, présent au Maghreb, annonçait se battre pour y établir un califat sur le modèle de celui de Daech. Le Maroc avait été choisi, semble-t-il, comme une éventuelle base de ce califat. Les arrestations s'étaient alors multipliées. En 2014, 147 affaires de terrorisme impliquant 323 personnes...

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  • M9425023 il y a 4 mois

    C'est le principe des membranes osmotiques, elles laissent passer certaines molécules et leur interdisent le retour. Le produit contenu se purifie progressivement. Encore faut-il qu'il produise moins de molécules "bizarres" qu'elles n'en évacuent.