Le marché Saint-Germain racheté par un fonds de pension allemand

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Le principe de cette vente avait été annoncé en avril par Le Figaro. Un fonds de pension bavarois vient de racheter ces 4600 m² de commerces au cœur de la rive gauche parisienne pour 130 millions d’euros.

Une semaine avant l’ouverture de son magasin phare, le troisième Apple store de la capitale, la vente du marché Saint-Germain vient d’être confirmée. Le Figaro l’annonçait en exclusivité, en avril dernier, le propriétaire des lieux avait décidé de mettre en vente ce mini-centre commercial de 4600 m² qu’il avait entièrement remis à neuf. La seule chose qui a évolué, c’est l’acheteur final puisqu’un fonds américain était initialement pressenti.

Achetés en 2009 par la foncière Banimmo France (filiale d’un groupe belge) auprès de Klépierre pour près de 30 millions d’euros, les lieux sont désormais revendus pour 100 millions d’euros supplémentaires. Il est vrai que pour en arriver là, le propriétaire a dû effectuer d’importants travaux et casser des baux avec des enseignes qu’il ne souhaitait plus voir au sein de sa galerie marchande. Il a donc fallu payer des indemnités d’éviction.

Le fonds gère 65 milliards d’euros d’actifs

Résultat: un portefeuille de marques à succès se côtoient désormais dans ce nouveau lieu de shopping: Uniqlo, Nespresso, Marks&Spencer Food notamment tiendront compagnie à la marque à la pomme. Ces signatures prestigieuses associées à une belle adresse dans le VIe arrondissement parisien ont convaincu le fonds de pension allemand BVK d’ouvrir grand sa bourse pour s’offrir ce monument historique érigé sous Napoléon et plusieurs fois reconstruit. Le boucher Hugo Desnoyer et le chef Yves Camdeborde doivent y ouvrir chacun un restaurant. Deux parkings et plusieurs équipements municipaux (crèche, garderie, piscine, gymnase, conservatoire) y ont aussi été aménagés.

C’est la société immobilière Hines France qui a permis cette transaction. Le nouveau propriétaire des lieux, BVK (Bayerische Versorgungskammer), est un organisme commun à douze régimes de retraite allemands, représentant deux millions d’anciens employés municipaux et travailleurs libéraux. Ce fonds de pension emploie 1 200 personnes et gère environ 65 milliards d’euros d’actifs.

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