Le marché reste optimiste pour les Bourses de la zone euro

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LES BOURSES DE LA ZONE EURO DEVRAIENT POURSUIVRE LEUR REBOND CETTE ANNÉE
LES BOURSES DE LA ZONE EURO DEVRAIENT POURSUIVRE LEUR REBOND CETTE ANNÉE

par Alexandre Boksenbaum-Granier

PARIS (Reuters) - Les actions de la zone euro devraient poursuivre leur rebond entamé depuis le début de l'année, les mesures prises par la Banque centrale européenne et la baisse de l'euro devant soutenir la croissance et les résultats des entreprises de la région, estiment gérants et analystes interrogés par Reuters.

Après un exercice 2014 pénalisé par les craintes entourant la croissance mondiale, l'indice CAC 40 et l'Euro Stoxx 50 s'apprêtent à enregistrer leur meilleur premier trimestre depuis 1998 avec des progressions de respectivement 19% et 18,5%.

Le sondage trimestriel mené la semaine dernière auprès d'une cinquantaine d'analystes et de gérants de fonds montre que le CAC 40 devrait atteindre 5.350 points en fin d'année, contre 5.083,52 points enregistrés lundi en clôture, soit une nouvelle hausse de 5,2%.

Selon ce nouveau sondage, l'indice Euro Stoxx 50 devrait atteindre 3.900 points à fin 2015, en progression de 4,6% par rapport à la clôture de lundi soir.

Cette tendance est plus optimiste que celle observée sur le marché des contrats à terme, où les futures sur le CAC 40 à échéance décembre 2015 se négociaient mardi à 4.960,50 points, et survient alors que les actions de la zone euro affichent la meilleure rentabilité des différentes principales classes d'actifs au premier trimestre.

DES VALORISATIONS "PLUS TENDUES"

"La BCE devrait poursuivre sa politique monétaire exceptionnellement accommodante, qui aura pour effet de maintenir les taux à de faibles niveaux et ainsi entretenir une dynamique de flux positive sur les actions européennes", estime Antoine Bonduelle, gérant chez Alma Capital et Associés.

Selon les dernières données compilées par Bank of America Merrill Lynch Global Research et EPFR Global, la collecte nette des fonds investis en actions européennes atteint 46,6 milliards de dollars depuis le début de l'année, à comparer aux 44 milliards de sorties enregistrés par les gestions en actions américaines.

"La faiblesse de l'euro face au dollar devrait gonfler les carnets de commandes des sociétés les plus exportatrices", ajoute Antoine Bonduelle.

La BCE a lancé fin janvier un programme d'assouplissement quantitatif (QE) pour tenter de relancer le crédit et l'activité en zone euro, qui a permis à l'euro de tomber à un plus bas de douze ans face au billet vert à moins de 1,05 dollar (1,0456) le 16 mars.

"La forte progression des derniers mois fait que les valorisations sont plus tendues, limitant le potentiel de hausse supplémentaire", nuance toutefois Julien-Pierre Nouen, directeur adjoint de Lazard Frères Gestion.

Autre élément qui pourrait perturber le scénario espéré par les investisseurs, voire être source de turbulences sur les marchés financiers, un relèvement trop tôt des taux d'intérêt aux Etats-Unis par la Réserve fédérale américaine (Fed).

"La date de premier relèvement des taux de la Fed reste difficile à anticiper et constitue une source de volatilité pour les marchés. La 'data dependance' de cette politique peut alimenter la nervosité autour de la diffusion des chiffres importants" comme l'emploi ou les ventes de logements, prévient ainsi Alexandre Baradez, chef analyste chez IG France.

Les investisseurs surveilleront également le ralentissement économique en Chine, où la banque centrale a déjà réduit ses taux d'intérêt à deux reprises depuis novembre et pris d'autres mesures pour soutenir l'économie.

Pékin table pour cette année sur une croissance de l'ordre de 7%, en recul par rapport aux 7,5% visés l'an dernier et au plus bas depuis un quart de siècle.

(Alexandre Boksenbaum-Granier, avec Blaise Robinson, édité par Dominique Rodriguez)

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  • duran107 le mercredi 1 avr 2015 à 11:42

    TOUT VA MIEUX ......sauf ma retraite et celle de mon épouse....comment pourrai-je consommer plus .............

  • M5607640 le mardi 31 mar 2015 à 17:04

    Il faut que l'on m'explique ... "la baisse de l'euro devant soutenir la croissance et les résultats des entreprises" L'euro devient de la monnaie de singe face aux autres devises et les salaires sont totalement encadrés, toute l’Europe s’appauvrit par ce biais, qui va consommer et relancer l'économie de cette façon ?Si, je sais, il faut être économiste pour le penser !