Le marché immobilier va mieux, mais les acheteurs sont plus exigeants

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PavelShynkarou/Shutterstock.com
PavelShynkarou/Shutterstock.com

(Relaxnews) - Les ventes de biens redémarrent, selon Laforêt Immobilier qui a dévoilé mardi sa note de conjoncture. Mais le comportement des acheteurs s?est radicalisé et celui des vendeurs fragilisé.

Les indicateurs sont à nouveau bons pour l'immobilier. Les prix baissent, les acheteurs reviennent, les taux d?intérêt historiquement bas solvabilisent de nouveaux acquéreurs, et le nombre de transactions repart à la hausse. Reste que pour Laforêt Immobilier, il s?agit "d?un marché en trompe-l??il".

Les acquéreurs en quête de faille

Au travers de sa note de conjoncture diffusée mardi, le réseau fait état d?un retour des primo-accédants, mais avec des budgets à la baisse. Les secundo-accédants eux désertent le marché, quand les investisseurs le testent, également alléchés par des prix à la baisse et des taux d?emprunt à un niveau plancher. Reste que contexte morose oblige, ces acheteurs sont exigeants, en quête de faille pour négocier et versatiles.

Des vendeurs contraints ou inquiets

Du côté des vendeurs, les résidences secondaires ne partent plus, et les propriétaires de résidence principale ne cèdent leur bien que par contrainte : séparation, succession, mutation, décès? Dans le cas contraire, ils mettent le frein sur les projets immobiliers, eux aussi touchés par les incertitudes économiques et les annonces fiscales. Désormais, les vendeurs non contraints sont des propriétaires de moins de cinq ans qui craignent pour leur plus-value. Conséquence selon Laforêt Immobilier : le stock de biens à la vente stagne à son plus bas niveau depuis trois ans.

En région, les ventes plafonnées à 160.000?

En dépit d?une offre insuffisante en quantité comme en qualité, Laforêt Immobilier tient à souligner que les projets sont de nouveau d?actualité. La preuve : du côté des transactions, les volumes sont en progression de+5,3% au premier semestre 2013 par rapport au premier semestre 2012. Mais le réseau tient une nouvelle fois à apporter un éclairage en particulier aux vendeurs qui résistent encore sur les prix. En dehors des grandes métropoles, en région la majorité des ventes ne dépasse pas les 160.000 euros.

À Paris, les petites surfaces continuent de manquer cruellement, quand les biens mis en vente rebutent les acheteurs : prix trop élevé ou défauts flagrants. En revanche, la première couronne confirme son statut de marché de report et son dynamisme. Le volume des transactions a progressé de +9,2%.

slh/ls

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  • fquiroga le mercredi 3 juil 2013 à 13:15

    Grosse intox. L'immobilier est une bulle. Tout le monde en croque (sociétés, politiques, banksters...)