Le marché français de la transmission de PME manque de fluidité et de dynamisme

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(NEWSManagers.com) -
Le nombre potentiel de PME françaises (de 20 à 249 salariés) à transmettre chaque année se situe autour de 4.300, dont 2.900 cessions, sur la base du nombre de PME marchandes recensées par l'Insee (90.000) et de plusieurs études récentes parues sur le sujet, selon le premier Baromètre CNCFA Epsilon de la transmission de PME 2010.

Cette initiative mise en ?uvre par le Syndicat national des professionnels indépendants des fusions et acquisitions (CNCFA) avec le bureau d'études financières Epsilon Research vise à éclairer les acteurs professionnels comme les pouvoirs publics sur les évolutions du marché de la transmission des PME en France et pallier l' absence de statistiques nationales sur le sujet. Le manque d' informations détaillées, fiables et régulières sur ce sujet impacte les différents acteurs économiques dans leur compréhension du marché de la transmission de PME, en capacité ou non de faire face aux départs en retraite des dirigeants actionnaires et donc de maintenir le tissu économique local.
Le Baromètre a aussi constaté un écart de plus de 2.000 opérations par an avec le nombre identifié par les bases professionnelles. Un écart qui s'explique entre autres par la part des opérations non communiquées, un " marché caché" estimé par le baromètre à 60% du marché réel. L'écart est aussi lié au nombre d'opérations potentielles non concrétisées ou initiées. Ce " marché perdu" , qui reste à évaluer, s' explique par plusieurs facteurs mis en évidence dans le baromètre: PME mises tardivement sur le marché (lié à la mauvaise préparation des dirigeants), intermédiation insuffisante (lié à la méconnaissance du rôle des conseils en F&A), taux d' échec élevé des négociations (lié notamment à la mauvaise évaluation de leur entreprise par les dirigeants), insuffisante organisation/ efficience du marché.

Le Baromètre souligne par ailleurs le manque de fluidité et de dynamisme du marché français qui apparait clairement lorsqu'on le compare au marché britannique. Si les deux pays comptent un même nombre de PME entre 20 et 249 salariés (environ 90.000), le nombre estimé de cessions de PME (après réintégration du " marché caché" ) est presque deux fois supérieur au Royaume-Uni qu' en France: 3.300 contre 1.800 opérations par an (moyenne depuis 2005). Les raisons semblent micro plus que macroéconomiques: culture économique et financière des dirigeants de PME, recours habituel au conseil en fusions et acquisitions, rôle des fonds LBO et des banquiers prêteurs, transparence et efficience du marché. Conséquence : les PME britanniques sont mieux valorisées (de 15%) que les PME françaises.

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