Le marché du sapin reste à des sommets

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Malgré la crise et une légère hausse des prix, le marché devrait rester stable. Ce sont même les Nordmann, plus chers que les épicéas, qui ont de plus en plus la cote.

Qu'importe la crise, cette année encore, les sapins de Noël devraient orner près d'un quart des foyers français. 6,1 millions d'arbres sont vendus chaque année, selon une étude TNS Sofres réalisée fin décembre 2010. Parmi eux, plus de 5 millions de sapins naturels, soit un chiffre d'affaires de l'ordre de 123 millions d'euros, en progression de 4,2% sur un an.

«On ne peut pas imaginer Noël sans sapin», fait valoir Frédéric Naudet, président de l'Association Française du Sapin de Noël Naturel. «En plus, on ne raisonne pas de la même manière pour un achat annuel et des dépenses quotidiennes. Pour le sapin, on est prêt à des sacrifices.» Le marché est stable, assure-t-il, même si l'étude TNS Sofres fait état d'une légère baisse du taux d'acheteurs : 21,6% des foyers en 2010, contre 22,3% en 2009, après avoir atteint un sommet à 24% en 2008.

Chez les distributeurs aussi, on se montre confiant : «Le produit est toujours plébiscité et reste un incontournable des fêtes de fin d'année. On ne pense pas que cela fasse partie des arbitrages des consommateurs», affirme François-Xavier Trillot, responsable achats fleurs et plantes chez Auchan à l'AFP. La société Noël Vert, qui produit entre 8000 et 10.000 sapins par an assure, elle aussi, que la crise n'a «absolument pas d'effet» sur l'achat de sapins : «La demande est intacte. Elle progresse même car nous augmentons notre production». L'offre de sapins issus des terres françaises progresse d'ailleurs depuis quelques années, se félicite Frédéric Naudet. Plus de 80% des sapins achetés sont aujourd'hui produits en France.

Légère hausse des prix

Le prix moyen est pourtant en hausse : 24 euros en 2010, contre 23,20 euros l'année précédente, soit une augmentation de près de 3,5%, alors que l'inflation sur la même période était de 1,8% selon l'Insee. Pour Frédéric Naudet, «cette hausse est en partie liée à l'augmentation des coûts de production. Nous avons besoin de tracteurs, de produits pétroliers, de main-d'oeuvre et du transport de marchandises.»

Ce sont en fait les Nordmann de plus d'1m50 qui supportent la plus forte hausse des tarifs alors que les prix des épicéas et sapins artificiels ont tendance à légèrement baisser. Or, ce sont les Nordmann qui ont de plus en plus la cote, en raison de leurs épines qui tombent moins vite. Pourtant, ils n'ont pas l'odeur des épicéas...

Ainsi, depuis 2003, les Nordmann représentent plus de la moitié des sapins vendus et leur proportion ne cesse d'augmenter: 52% en 2009 et 54% en 2010. Pourtant, leur prix (un peu plus de 28 euros en moyenne) est nettement plus élevé que celui des épicéas (moins de 16 euros). Une preuve supplémentaire que les Français se font plaisir pour les fêtes.

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