Le marché du muguet en 5 chiffres

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Cette année encore, le 1er mai sera l'occasion d'offrir un brin de muguet. Porte bonheur pour les uns, fête du travail pour les autres, au-delà du symbole, cette fleur représente un marché officiel de 26,5 millions d'euros. Dans la réalité, il est quatre fois plus important.

•Un marché de 26,5 millions d'euros

Chaque année, il se vend autour de 60 millions de brins, soit en moyenne un brin par Français, selon les maraichers nantais. Les dépenses des ménages pour l'achat de muguet en 2014 ont représenté, selon l'institut TNS Sofres, un montant global de 26,5 millions d'euros, en baisse de 1% par rapport à 2013 et même de près de 6% par rapport à 2012. Ces chiffres sont en vérité bien plus élevés, car ils ne comprennent pas les achats effectuées sur la voie publique auprès des particuliers et des associations. «Avec un prix moyen d'achat de 1,5 euro, le marché pèse environ plus de 90 millions d'euros, auquel il faut ajouter le muguet des bois qui représente grosso modo 10 % de cette somme», indique Patrick Verron, conseiller technique de la Fédération des maraichers nantais, soit un marché global de 100 millions d'euros.

• Stabilité des prix: 1,5 euro

Les dernières cotations relevées dans les différents marchés d'intérêts nationaux (MIN), qui commercialisent le muguet (Rungis, Nantes et Bordeaux), affichent une stabilité des prix. Le brin 1ère catégorie (une tige de 20 à 25 centimètres, avec 14 à 20 clochettes), c'est-à-dire le cœur du marché, se négocie à 0,44 euro hors taxe à Rungis. Loin du pic de 2011 de 0,55 euro le brin hors taxe. A l'autre bout de la chaîne, les fleuristes devraient proposer un brin de muguet autour de 1,50 euro.

• 85% du muguet produit à Nantes

Le climat océanique doux et humide du pays nantais est favorable à la culture du muguet, une fleur qui n'aime pas trop le soleil. Les maraîchers nantais produisent 85% du muguet français, autour de 45 millions de brins. Le reste, près de 15 millions de brins, est en provenance de la région de Bordeaux.

• 500 ans d'histoire

En 2013, les maraîchers nantais ont fêté les 500 ans de la culture du muguet qu'ils étaient allés chercher dans les sous-bois pour la cultiver dans leur jardin. Au Moyen-Age, on l'offrait en signe d'amour à celle qu'on aimait. Le 1er mai 1560, le roi Charles IX à qui les maraîchers nantais avait offert un bouquet de muguet répandit cette tradition à l'ensemble du royaume. Elle fut reprise ensuite par les syndicats ouvriers en souvenir du 1er mai 1886 à Chicago. Les syndicats américains se soulevèrent pour réclamer la journée de huit heures de travail. L'églantine rouge est remplacée par le muguet et devient également l'emblème des contestations du 1er mai. En mémoire de cette journée, la France décida en 1889 que le 1er mai sera une journée chômée, fériée et payée.

• 6000 salariés, dont 4000 saisonniers pour la cueillette

Pour cueillir les 60 millions de brins de muguet, il faut de la main d'œuvre: 4000 saisonniers, qui viennent épauler les 2000 salariés travaillant chez les maraîchers. La cueillette démarre 15 jours avant la date fatidique. Les retraités sont de plus en plus nombreux à venir participer à cette tâche, mais ils restent minoritaires (environ 10% des saisonniers). Le gros des bataillons sont des étudiants ou des travailleurs occasionnels, dont beaucoup de main d'œuvre étrangère.

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