Le marché du meuble perd 500 millions en un an

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La crise affecte de plus en plus les ventes de meubles. Elles ont chuté de 3,8 % au premier semestre et de 5 % sur un an. Même la literie, qui résistait jusqu'à présent, et la cuisine, qui tirait les ventes, ralentissent.

La crispation de la consommation et la baisse de constructions de logements neufs pèsent de plus en plus sur le marché du meuble français. Après avoir connu un pic en 2011, en fleurant avec les 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires, il chute depuis. Sur le premier semestre, les ventes ont reculé de 3,8 %. Sur douze mois, la baisse est de 5 %, ce qui signifie que le marché a perdu 500 millions d'euros. Résultat: sur l'année, la consommation de meubles devrait retomber à son niveau de 2006, aux alentours de 9 milliards d'euros, selon l'IPEA (Institut de prospective et d'études de l'ameublement).

Les cuisines ne font plus recette

Les professionnels du secteur sont d'autant plus inquiets que même les lits, qui résistaient jusqu'à présent à la crise, mais aussi les cuisines, qui stimulaient le marché, montrent des signes de faiblesse. Les ventes de literie restent certes en progression, de l'ordre de 2 % sur les six premiers mois de l'année, mais de fortes promotions y ont aidé, et, sans ces rabais, la fin de l'année reste incertaine. Canapés et fauteuils résistent, eux, bien mieux que les banquettes, pénalisées à la fois par la chute des prix tirés vers le bas par une féroce concurrence et par la perte de pouvoir d'achat des clients. Les vendeurs et fabricants de meubles ne peuvent même plus compter sur les cuisines neuves. Le recul des mises en chantier de logements neufs, mais aussi des ventes de logements anciens, pèsent en effet désormais sur les ventes.

Seuls les dressings hyperorganisés et les meubles de rangement pratiques destinés au salon conservent la faveur de consommateurs plus en quête d'optimisation d'espace que d'esthétisme. Ils se contentent ainsi de leurs vieilles salles de bain, moins visibles que le reste de l'habitat. L'équipement de cette pièce continue de chuter. Cela incite bien des magasins à supprimer leurs rayons salle de bain. Autant dire que la salle de bain n'est pas près de sortir la tête de l'eau.

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  • lenip le vendredi 30 aout 2013 à 06:12

    et puis on n a pas besoin de meubles tous les jours !!!!!

  • surfer1 le jeudi 29 aout 2013 à 18:28

    Les vendeurs de cuisine ? Ceux qui vendent du mélaminé au prix de l'or massif ?

  • supersum le jeudi 29 aout 2013 à 16:36

    fallait pas casser l'immobilier à coup de taxes, on voit toutes les répercussions

  • brunetm7 le jeudi 29 aout 2013 à 16:08

    Vente à la sauvette... c'est fini!

  • eskimmo le jeudi 29 aout 2013 à 15:10

    Les blaireaux gominés qui vendent des meubles avec leurs méthodes grotesques y sont peut-être pour quelque chose.

  • xtitix79 le jeudi 29 aout 2013 à 14:10

    Les vendeurs baisseraient leurs prix et ne se feraient pas 70% de marge ça marcherait peut-être mieux...