Le marché de l'hôtellerie attire

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À défaut de garantir des rendements extraordinaires, l'investissement dans les murs d'hôtels rassure et devient accessible au grand public.

Jamais le marché immobilier de l'hôtellerie n'avait été aussi actif. Selon une récente étude du cabinet KPMG, les transactions immobilières dans ce secteur ont frôlé 2,6 milliards d'euros en France en 2012 alors qu'elles se tenaient sous la barre des 700 millions en 2009. «En quelques années, l'hôtellerie qui ne représentait que 4% des transactions en immobilier commercial a bondi à 9%», confirme Yves Marchal, directeur de Jones Lang Lasalle Hotel & Hospitality, pour l'Europe du Sud.

Patrimoine et rendement régulier

Une explosion qui tient à la tendance des enseignes à vendre les murs de leurs établissements pour se concentrer sur leur exploitation, mais aussi à l'attrait pour les investisseurs d'un produit combinant aspect patrimonial et rendement régulier. Problème: ce produit était peu accessible au grand public entre transactions se chiffrant en centaines de millions d'euros et investissements plus restreints transitant généralement par des réseaux de proches et de connaissances.

Les choses évoluent avec l'apparition de produits plus largement distribués. C'est le cas notamment de Finotel Premium, qui permet d'investir (à partir de 15.000 euros) dans une société gérant actuellement 26 hôtels (région parisienne et dans le sud de la France). Ces actions, qui visent une rentabilité de 6 à 8%, sont éligibles au PEA et doivent soutenir l'expansion du groupe Maranatha, créé en 2000 par un expert-comptable qui investissait à titre privé dans l'hôtellerie.

Une réduction d'ISF

Au printemps prochain, Novaxia, une société parisienne spécialisée dans l'investissement immobilier et hôtelier, lancera également une nouvelle levée de fonds auprès du public. L'an dernier, son produit Immo Opportunité 2 avait permis de collecter 15 millions d'euros (sans ticket minimum) investis sur de l'immobilier traditionnel dont une bonne part est transformée en hôtels. Cette formule d'investissement dans une PME donne droit à une réduction d'ISF (50% pour un versement plafonné à 90.000 euros) ou d'impôt sur le revenu (18% sur un maximum de 50.000 euros).

«Pour rassurer les apporteurs de capitaux, la sélection des biens se fait souvent dans les endroits les plus recherchés, Paris et la Côte d'Azur mais il faut, bien sûr, se préoccuper de la qualité de l'exploitant, rappelle Yves Marchal. Les produits ne se concentrant que sur l'immobilier avec perception d'un loyer, fixe ou variable, sont les plus sûrs. Quant à ceux qui intègrent murs et fonds de commerce, ils peuvent être plus attirants, mais sont aussi les plus exposés aux fluctuations.»

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