«Le marché de l'esthétique peut attirer des escrocs»

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INTERVIEW - Laurent Brones a longtemps travaillé pour l'un des principaux laboratoires fabriquant des prothèses. Il est aujourd'hui coordinateur d'un congrès européen sur le marché de l'esthétique médicale (Tribune Imcas). Il analyse l'affaire des prothèses PIP

LE FIGARO. - Comment Poly Implant Prothèse (PIP) a-t-il pu vendre pendant des années des prothèses mammaires non conformes?

Laurent BRONES. - Il est difficile d'empêcher des gens malhonnêtes de tenter de profiter d'un marché -celui de la chirurgie esthétique- où il y a beaucoup d'argent. Il peut attirer des escrocs et des tricheurs qui n'hésitent pas à mettre en jeu la santé des femmes. Comme plusieurs de mes confrères, j'estimais que PIP et son président, Jean-Claude Mas, faisaient des affaires de façon peu éthique. Mais, parmi les fabricants européens et américains - je ne me prononcerai pas sur le secteur asiatique - ce cas semble isolé.

Pourquoi ne pas avoir tiré la sonnette d'alarme?

Qu'est-ce que nous, industriels, aurions pu faire? Aucun mécanisme, aucune procédure ne sont prévus. Et ce n'est pas vraiment notre rôle d'aller dénoncer une société concurrente. PIP avait obtenu la certification de TÜV, un organisme certificateur très connu en Allemagne. Ce d

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