Le marché auto à la peine en 2012, PSA, Fiat et Renault en 1ère ligne

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Le marché auto à la peine en 2012, PSA, Fiat et Renault en 1ère ligne
Le marché auto à la peine en 2012, PSA, Fiat et Renault en 1ère ligne

(AFP) - Le marché automobile européen devrait plonger cette année et être stable en 2013, prévoient les analystes de Standard and Poor's qui pointent du doigt le problème de surcapacités et les difficultés que connaissent PSA Peugeot Citroën, Renault et Fiat.

Les ventes de voitures et d'utilitaires légers devraient décroître cette année de 6,4% en Europe de l'Ouest à environ 13,4 millions d'unités, après un léger repli de 0,4% en 2011, selon deux études de l'agence de notation publiée mercredi. Pour 2013, SP prévoit une très légère reprise de 0,4%.

Les reculs les plus prononcés sont à attendre pour 2012 en Italie, en France et en Espagne, tandis que les marchés britannique et allemand devraient rester stables.

La situation n'est pas la même pour tous les constructeurs automobiles, souligne l'agence de notation. Confrontés à la baisse des ventes et à une compétition accrue, l'allemand Opel (détenu par General Motors) et l'américain Ford ont vu leurs parts de marché s'éroder depuis 2008.

L'italien Fiat, les français PSA Peugeot Citroën et Renault et les constructeurs japonais souffrent aussi de la mauvaise situation dans le sud de l'Europe.

A l'inverse, le sud-coréen Hyundai-Kia tire son épingle du jeu, avec une part de marché dans l'Union européenne qui a grimpé de 3,4% en 2008 à 6% fin juin 2012. L'allemand Volkswagen a aussi réussi à augmenter sa part de marché de 20,6% à 23,3%.

"Dans ce contexte, la nécessité de réduire les capacités de production est revenue au centre des préoccupations de l'industrie", souligne SP, qui estime cette surcapacité à 20%.

PSA Peugeot Citroën vient d'annoncer la suppression prévue de 8.000 postes en France et la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois, près de Paris. Des interrogations existent sur l'avenir de sites de Fiat, de Ford et d'Opel, tandis que les Allemands, portés par le haut de gamme, se montrent "mitigés" quant à l'idée de résoudre cette question au niveau européen.

Les mesures déjà annoncées devraient réduire les capacités de production européennes de l'ordre de 5%, soit 600.000 véhicules, selon l'agence qui estime qu'au rythme actuel "cela pourrait prendre bien jusqu'en 2013, voire plus" pour arriver à une meilleure adéquation entre l'offre et la demande.

Parmi les trois constructeurs les plus exposés (PSA, Renault et Fiat), PSA paraît le plus à la peine. Encore très dépendant de l'Europe de l'Ouest, il est en train de se développer à l'international mais peine encore à y gagner de l'argent. Le taux d'utilisation de ses usines est aussi particulièrement bas (76%) et sa récente alliance avec General Motors ne devrait pas porter ses fruits avant 2015.

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