Le marathon de New York sous haute sécurité après Boston

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LE MARATHON DE NEW YORK SOUS HAUTE SURVEILLANCE APRÈS BOSTON
LE MARATHON DE NEW YORK SOUS HAUTE SURVEILLANCE APRÈS BOSTON

NEW YORK (Reuters) - Des mesures de sécurité exceptionnelles entoureront dimanche le marathon de New York, le plus médiatisé au monde, après l'attentat qui avait endeuillé, le 15 avril, celui de Boston.

"Nous sommes bien équipés et bien déployés pour la circonstance", s'est réjoui samedi Ray Kelly, commissaire de police dans la capitale économique des Etats-Unis, selon qui ces préparatifs ont débuté dès le lendemain de l'attentat de Boston.

Tout le parcours, soit 42,2 km, sera scruté à la loupe par les autorités à l'aide de caméras de surveillance à terre et dans les airs au moyen d'hélicoptères, de chiens policiers et de plongeurs.

L'attentat de Boston, commis par deux frères d'origine tchétchène qui avaient fait sauter des bombes dans la foule à quelques mètres de l'arrivée, avait fait trois morts et 264 blessés.

Au total, les policiers utiliseront 1.400 caméras privés installées devant des magasins en plus des 6.000 autres appartenant à la municipalité de la Grande Pomme.

Les milliers de policiers mobilisés pour la 43e édition du marathon de New York seront en outre équipés de scanners de détection de radiations.

Pas moins de 43 chiens renifleurs seront postés sur les lignes de départ et d'arrivée.

Depuis vendredi, des équipes de plongeurs de la police fouillent les eaux à la recherche d'explosifs sous les cinq ponts qu'emprunteront les 48.000 marathoniens.

Les New York Road Runners, organisateur de l'événement, ont dépensé un million de dollars en frais de consultants en matière de sécurité pour durcir le règlement s'appliquant aux athlètes.

Ainsi et pour la première fois, ces derniers ne sont pas autorisés à porter des masques, des sacs à dos, y compris des "camelbacks" pour se ravitailler en eau et des maillots disposant de grandes poches.

En 2012, le marathon de New York avait été annulé pour la première fois de son histoire en raison des dégâts commis par le passage de l'ouragan "Sandy", qui avait dévasté le 29 octobre certains bas-quartiers de la ville.

Elizabeth Dilts; Jean-Loup Fiévet pour le service français

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