Le Mali confirme un deuxième cas de fièvre Ebola

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BAMAKO, 12 novembre (Reuters) - Le gouvernement malien a confirmé mardi soir un deuxième cas de fièvre Ebola dans le pays et indiqué que la clinique Pasteur, située dans le quartier ACI 2000 de la capitale Bamako, avait été placée en quarantaine. Des "mesures préventives" sont prises, a dit sur Twitter le ministre de l'Information, Mahamadou Camara, sans donner d'autres précisions. Un journaliste de Reuters a constaté qu'à la tombée de la nuit, mardi, un grand nombre de policiers s'étaient déployés autour de la clinique Pasteur. Un professionnel de santé, qui a requis l'anonymat, a déclaré que le nouveau cas concernait un infirmier de la clinique Pasteur, qui est décédé mardi soir. Les corps des personnes mortes d'Ebola restent contagieux jusqu'à trois jours après le décès, ce qui accroît le risque de nouvelles contaminations si les précautions indispensables ne sont pas prises. Le porte-parole du gouvernement n'a fait aucun commentaire concernant le décès d'un infirmier. Selon des responsables sanitaires et des diplomates, l'infirmier en question avait été en contact avec un homme arrivé de Guinée, qui a succombé au Mali fin octobre après avoir présenté des symptômes rappelant ceux d'Ebola. Cet homme, dont le corps a été rapatrié ensuite en Guinée, n'avait pas été soumis à un test de la maladie d'Ebola alors qu'il était soigné à la clinique. FIN DE QUARANTAINE POUR 108 PERSONNES Outre l'infirmier décédé mardi soir, un autre professionnel de santé de la clinique Pasteur est malade et a été placé en quarantaine, a déclaré mardi un responsable médical, sous le couvert de l'anonymat. Le nouveau cas de fièvre Ebola est sans aucun lien avec le premier cas confirmé, signalé au mois d'octobre, ont déclaré des responsables maliens et des diplomates. Le premier malade confirmé au Mali - une fillette de deux ans qui était rentrée en car de Guinée - est mort le 24 octobre. Le Mali est devenue alors le sixième pays africain touché par l'épidémie, qui s'est déclarée en mars. Depuis ce décès, le Mali n'avait jusqu'à mardi enregistré aucun cas confirmé et 108 personnes qui avaient pu être en contact avec la fillette ont achevé mardi leur période de quarantaine de 21 jours, temps maximal d'incubation du virus d'Ebola. La flambée épidémique, partie de Guinée, a fait près de 4.950 morts, selon le dernier bilan en date de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée sont les trois pays les plus touchés par la maladie. Des cas isolés ont aussi été enregistrés au Sénégal, au Nigeria et au Mali. Le Mali a 800 km de frontière commune avec la Guinée. Hors d'Afrique, des membres du personnel de santé ont été contaminés en Espagne et aux Etats-Unis en soignant des malades rapatriés ou des voyageurs ayant contracté le virus en Afrique. (Tiemoko Diallo et Joe Penney; Henri-Pierre André et Eric Faye pour le service français)

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