Le malaise Turan

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Le malaise Turan
Le malaise Turan

Le spectacle était hallucinant. Ce soir face à l'Espagne, à chaque fois que le ballon est passé entre ses pieds, Arda Turan s'est fait lyncher par ses propres supporters. Une colère bruyante et impressionnante, mais prévisible et symptomatique d'un torchon qui a très rapidement brûlé entre l'ancienne idole de la Turquie, et ses fans qui le voyaient trop beau avant l'Euro.

La 65e minute a donc été celle du point de non-retour. Arda Turan récupère un ballon dans son camp sur le côté gauche, commence à le remonter, puis stoppe sa course un peu après le milieu de terrain. Les voix des commentateurs ne peuvent pas le couvrir, le public turc est bel et bien en train de conspuer son capitaine. Une bronca impressionnante, face à laquelle Arda Turan ne peut rien. Démuni, il s'arrête carrément de jouer, pose le pied sur le ballon, puis lève les bras au ciel inutilement. Devant lui, cinq joueurs espagnols ne tentent même pas de monter pour lui prendre la balle. Quelques secondes s'écoulent, avant que Turan ne mette fin à cette situation surréaliste en passant le ballon en arrière à un de ses coéquipiers.


La cocotte-minute turque vient d'exploser, et désormais, c'est chaque prise de balle de Turan, même d'à peine une seconde, qui est accompagnée par des milliers de sifflets. À la 70e minute, au moment du remplacement de Selçuk İnan, on apercevra même Turan regarder précipitamment vers le panneau annonçant le changement comme s'il espérait y voir affiché son numéro. Le match est alors plié depuis bien longtemps, et le " nous serons sur le terrain pour gagner, que l'Espagne se prépare à subir un choc " osé par Turan avant la rencontre a manifestement mis les supporters turcs sur les nerfs. Après sa performance triste à pleurer face à la Croatie, voilà qu'il remettait le couvert en assumant ni son numéro 10 de leader, ni son brassard de capitaine. Impardonnable pour des Turcs qui attendaient sans doute trop de lui.

El gesto de Arda Turan para los fanáticos turcos que le pitaron. pic.twitter.com/89bENBcOrp

— ♏ Emilio Moisés ♏ (@EmilioMoises10) 17 juin 2016

Éteint depuis Barcelone


Car les sifflets contre Turan montrent au moins une chose, que les Turcs espéraient encore qu'il réalise une grande compétition. Une confiance louable, mais…






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