Le maire UMP de Corbeil-Essonnes mis en examen

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LE MAIRE DE CORBEIL-ESSONNES MIS EN EXAMEN
LE MAIRE DE CORBEIL-ESSONNES MIS EN EXAMEN

PARIS (Reuters) - Le maire UMP de Corbeil-Essonnes (Essonne) Jean-Pierre Bechter, proche de l'industriel Serge Dassault, a été mis en examen vendredi à Paris dans une enquête sur des achats présumés de votes, a-t-on appris de source judiciaire.

L'élu, qui est poursuivi pour recel du produit d'achat de vote, financement illicite de campagnes électorales et dépassement du plafond des dépenses électorales, a été laissé en liberté, a-t-on précisé de même source.

Jean-Pierre Bechter a "nié toute irrégularité" et "récusé tout lien" entre le scrutin qui lui a permis d'être élu en 2010 avec plus de 700 voix d'écart et d'éventuels achats de vote, a dit son avocat, Me Sébastien Schapira.

Deux autres personnes mises en cause dans l'affaire ont été également mises en examen, dont Younès Bounouara, présenté comme un intermédiaire de Serge Dassault dans les cités de Corbeil-Essonnes.

Ce dernier est poursuivi pour complicité et recel d'achat de votes et de financement illicite de campagnes électorales, ainsi que pour blanchiment de fraude fiscale.

La troisième personne mise en examen est l'adjointe au maire Cristela de Oliveira, a-t-on précisé de même source.

Me David Olivier Kaminski, avocat de Younès Bounouara, a déclaré que le dossier était fondé uniquement sur des hypothèses. "Mon client n'a pas reçu d'argent à des fins électoralistes et n'a jamais soutenu la candidature de M. Bechter", a-t-il dit sur i>TÉLÉ.

Younès Bounouara est par ailleurs mis en examen et écroué dans un autre dossier pour "tentative d'assassinat".

Deux magistrats parisiens instruisent un dossier d'abus de biens sociaux, corruption, blanchiment et achat de votes en marge des élections municipales de Corbeil-Essonnes en 2008, 2009 et 2010.

Les juges Guillaume Daieff et Serge Tournaire se penchent sur des mouvements de fonds entre la France et le Liban, particulièrement un transfert de quelque 18 millions d'euros, dont trois seraient revenus dans l'Hexagone.

Ils soupçonnent une partie de cet argent d'avoir servi à l'achat de voix par le biais de deux intermédiaires présumés de Serge Dassault dans les cités de la ville.

Le bureau du Sénat a refusé mercredi dernier à une très courte majorité de lever l'immunité parlementaire du propriétaire du groupe Dassault Aviation, 88 ans, qui a été maire de Corbeil-Essonnes de juin 1995 à juin 2009.

Les sénateurs ont ainsi refusé que Serge Dassault soit placé en garde à vue, mais l'industriel a fait savoir par ses avocats qu'il était à la disposition des juges pour être entendu.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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  • NYORKER le vendredi 17 jan 2014 à 18:10

    patpire; et si tu notes plutôt ceux qui ne sont pas corrompus , ton calepin risque d'être vierge.

  • jfvl le vendredi 17 jan 2014 à 16:52

    Dans le cas présent ils sont soupçonnés d'être des corrupteurs et non des corrompus . Ne confondez pas avec des élus de gauche ...

  • T20 le vendredi 17 jan 2014 à 11:45

    L'IMPUNITE des uns, fait porter le chapeau aux autres... TOUS LA MÊME MA-FIA !