Le maire de Rome poussé vers la sortie

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ROME, 31 octobre (Reuters) - Le maire de Rome, Ignazio Marino, qui était revenu cette semaine sur sa démission, a été évincé vendredi soir à la suite de la démission en bloc des 26 conseillers municipaux de la capitale italienne. Soupçonné d'avoir abusé de notes de frais, le maire de Rome, élu sous l'étiquette du Parti démocrate (PD) de Matteo Renzi, avait annoncé sa démission le 8 octobre, sous la pression du président du Conseil. Mais il l'avait retirée jeudi, exerçant son droit de rétractation reconnu par la loi et promettant de défendre son bilan. La démission, moins de 24 heures plus tard, des conseillers municipaux, dont les 19 élus du PD, ne lui en laissera pas l'occasion. S'exprimant devant la presse, Marino s'est dit victime d'une trahison orchestrée, a-t-il dit, par Renzi en personne. "Ceux qui m'ont poignardé portent 26 noms et ont un instigateur", a-t-il dit. Le maire évincé a également accusé les conseillers démissionnaires d'avoir fait preuve d'un "total manque de respect pour les citoyens" qui l'ont élu en 2013. Le ministère de l'Intérieur devrait nommer dans les prochains jours un commissaire qui sera chargé de gérer la ville avant la tenue de nouvelles élections municipales, vraisemblablement au printemps prochain. D'après les sondages, le mouvement anti-système Cinq Etoiles a la faveur d'une majorité d'électeurs romains. (Philip Pullella et Gavin Jones; Marc Angrand et Henri-Pierre André pour le service français)

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