Le maire de Corbeil-Essonnes en garde à vue

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LE MAIRE DE CORBEIL-ESSONNES EN GARDE À VUE
LE MAIRE DE CORBEIL-ESSONNES EN GARDE À VUE

PARIS (Reuters) - Le maire (UMP) de Corbeil-Essonnes (Essonne) Jean-Pierre Bechter, proche de l'industriel Serge Dassault, a été placé en garde à vue mercredi dans une enquête sur des achats de votes présumés, a-t-on appris de source proche du dossier.

Il est entendu dans les locaux de la division nationale des investigations financières (Dnif), dont le siège est à Nanterre (Hauts-de-Seine).

Une adjointe au maire, Cristela de Oliveira, ex-candidate aux législatives de 2012 face au ministre de l'Intérieur Manuel Valls, a été également placée en garde à vue, a-t-on précisé de même source.

L'avocat de Jean-Pierre Bechter, Me Sébastien Schapira, a estimé que l'affaire faisait l'objet "d'une instrumentalisation politique évidente" contre son client en vue des élections municipales de mars prochain.

"Aujourd'hui, jour de son audition par les services de police, il y a la candidature de M. Carlos da Silva, suppléant du ministre de l'Intérieur, pour les élections municipales de Corbeil-Esssonnes", a-t-il dit sur i>TÉLÉ.

Le député Carlos da Silva, responsable du PS dans le département, a annoncé mardi soir qu'il serait tête de liste pour son parti dans cette ville.

Deux magistrats parisiens instruisent un dossier d'abus de biens sociaux, corruption, blanchiment et achat de votes en marge des élections municipales de Corbeil-Essonnes en 2008, 2009 et 2010.

MOUVEMENTS DE FONDS

Les juges Guillaume Daieff et Serge Tournaire se penchent notamment sur des mouvements de fonds entre la France et le Liban, particulièrement un transfert de quelque 18 millions d'euros, dont trois seraient revenus dans l'Hexagone.

Les enquêteurs cherchent à savoir si cet argent n'a pas servi à l'achat de voix par l'intermédiaire de deux intermédiaires présumés de Serge Dassault dans les cités sensibles de Corbeil-Essonnes, dont Younès Bounouara.

Cinq personnes avaient été interpellées lundi dans l'Essonne et en Seine-et-Marne dans le cadre de cette enquête et relâchées après vingt-quatre heures de garde à vue.

Le bureau du Sénat a refusé mercredi dernier à une très courte majorité de lever l'immunité parlementaire du propriétaire du groupe Dassault Aviation, 88 ans, qui a été maire de Corbeil-Essonnes de juin 1995 à juin 2009.

Les sénateurs ont ainsi refusé que Serge Dassault soit placé en garde à vue, mais l'industriel a indiqué la semaine dernière par le biais de ses avocats qu'il était à la disposition des juges pour être entendu.

Une autre instruction est en cours à Evry (Essonne) sur une tentative d'assassinat dont est accusé Younès Bounouara.

L'industriel, qui nie catégoriquement toute implication dans cette deuxième affaire, est pour le moment témoin assisté et se dit victime de "chantage et de racket".

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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  • reckzl le mercredi 15 jan 2014 à 17:10

    y zont la trouille les socialos ...qu'est ce qu'ils peuvent être voleurs , roublards , menteurs , ils sentent que c'est la fin pour eux , leur chant du cygne ..on entendra plus jamais parler d'eux..tant mieux .