Le Maire candidat à la tête de l'UMP, Copé se dévoilera le 26/08

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LE MAIRE CANDIDAT À LA TÊTE DE L'UMP
LE MAIRE CANDIDAT À LA TÊTE DE L'UMP

PARIS (Reuters) - L'ancien ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a annoncé dimanche sa candidature à la présidence de l'UMP afin que le scrutin prévu en novembre prochain ne se résume pas à un duel Fillon-Copé.

Dans le Figaro.fr, il explique vouloir être "le candidat du renouveau" à un moment où "la droite a perdu quasiment tous les pouvoirs locaux et nationaux", après sa défaite à la présidentielle et aux législatives.

"Si nous voulons que l'UMP retrouve le chemin de la victoire, il faut un renouveau profond de nos idées, de nos pratiques politiques et des personnes", dit-il.

L'ancien Premier ministre François Fillon et l'ex-ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet se sont officiellement déclarés et la date limite du dépôt des candidatures est fixée au 18 septembre.

Jean-François Copé, dont la candidature ne fait guère de doute, a indiqué samedi qu'il dévoilerait ses intentions le 26 août. L'ancien ministre et dirigeant du parti de droite Xavier Bertrand se prononcera lui aussi à la fin du mois.

Prié dans Le Figaro de dire si la multiplication des candidatures ne risque pas de conduire l'UMP à une guerre des chefs, Bruno Le Maire estime que "c'est une richesse d'avoir plusieurs candidats de la valeur et du talent de François Fillon, Jean-François Copé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Christian Estrosi ou Xavier Bertrand."

"La crainte des militants est que la campagne se résume à un duel Fillon-Copé alors que nous avons besoin de débat", dit-il.

Pour le moment, l'ancien Premier ministre semble faire la course en tête.

Selon une enquête Ifop pour le Journal du dimanche, 48% des sympathisants UMP souhaitent en effet le voir prendre la tête du parti, contre 24% pour l'actuel secrétaire général, Jean-François Copé.

Toutefois, si l'ancien chef de gouvernement fait toujours la course en tête, Jean-François Copé gagne trois points par rapport à la dernière enquête Ifop réalisée par "Le Figaro" en juillet auprès d'un échantillon équivalent.

Le secrétaire général a fait un pas vers sa candidature samedi lors d'un déplacement en Corse.

Devant 200 militants ajacciens, il s'est présenté en leader d'une opposition "implacable", défendant la nécessité de mettre en place une "droite décomplexée, qui soit républicaine, moderne et qui combatte le politiquement correct de la gauche".

Selon le sondage Ifop du JDD, une majorité (53%) des sympathisants UMP réclament le retour de Nicolas Sarkozy.

Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozy, l'absence de l'ancien chef de l'Etat crée forcément "un très grand vide à droite".

"Mais dans mon esprit, je ne suis pas candidate au remplacement de Nicolas Sarkozy", dit-elle dans les colonnes du JDD, jugeant que l'enjeu immédiat est "d'organiser l'opposition" et de "préparer les prochaines élections municipales".

Gérard Bon, édité par Jean-Philippe Lefief

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