Le luxe maintient la cadence et porte les résultats de PPR

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PPR SOUTENU PAR SES ACTIVITÉS DE LUXE AU 2E TRIMESTRE
PPR SOUTENU PAR SES ACTIVITÉS DE LUXE AU 2E TRIMESTRE

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - PPR a annoncé jeudi des résultats portés par la performance de ses activités dans le luxe, qui ont poursuivi sur leur lancée au deuxième trimestre malgré les craintes de tassement liées au ralentissement économique en Chine.

Le groupe propriétaire de Gucci, Bottega Veneta, Yves Saint Laurent, Fnac et Redcats, a fait état d'un résultat opérationnel courant en hausse de 20% à 815,3 millions d'euros, la très forte progression du luxe (+30%) ayant compensé les contre-performances de l'équipementier sportif Puma (-11%) et les pertes de la Fnac.

La croissance organique du pôle luxe a atteint 17,4% au deuxième trimestre, maintenant la cadence par rapport aux 17,6% du premier, alors que les analystes tablaient sur un ralentissement aux alentours de 15,7%.

Gucci, la marque phare du groupe a certes ralenti (+10% de croissance organique après +11,6% au premier trimestre), mais moins qu'attendu par les analystes (+9%), après une base de comparaison particulièrement élevée (+23% il y a un an).

La griffe florentine, deuxième marque mondiale de luxe derrière Louis Vuitton (groupe LVMH) a encore amélioré sa marge à 30,1% (contre 29,9% il y a un an).

La croissance stratosphérique de Bottega Veneta, la pépite du cuir tressé, a encore vu ses ventes faire un bond en avant de 37,4%, tandis que celles d'Yves Saint Laurent se sont envolées de 42%.

En Chine continentale, la croissance de Gucci est ressortie à 16% au deuxième trimestre, contre 18,5% au premier, tandis que celle de Bottega Veneta et Yves Saint Laurent a dépassé les 30%, a précisé le directeur financier, Jean-Marc Duplaix.

Face au pôle luxe, Puma et la Fnac font grise mine. L'équipementier sportif, touché de plein fouet par sa forte exposition à l'Europe de l'Ouest en proie à la crise de la dette, a lancé un avertissement sur ses résultats.

PPR a porté de 80% à 82,5% sa participation dans l'équipementier.

De son côté, le distributeur de produits culturels reste à la peine, dans un contexte économique très dégradé et une concurrence très rude. Il accuse une perte de 7,5 millions d'euros, sur des ventes en repli de 1,2% sur le semestre.

Fort de ces chiffres, PPR dit tabler sur une croissance soutenue de son chiffre d'affaires au second semestre et sur des performances financières "supérieures à celles de 2011".

Le groupe a annoncé dans la matinée sa sortie de CFAO, une opération qui lui donnera davantage de flexibilité financière pour procéder à des acquisitions ciblées dans le luxe ou la mode sportive.

Edité par Dominique Rodriguez

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  • lelis le jeudi 26 juil 2012 à 18:26

    La crise, c'est pour les petits.