Le Louvre-Lens fait renaître la cité étrusque de Cerveteri

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"Les Étrusques et la Méditerranée. La cité de Cerveteri" est la première exposition archéologique du Louvre-Lens, la troisième exposition temporaire après "L'Europe de Rubens" et "Renaissance". AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN
"Les Étrusques et la Méditerranée. La cité de Cerveteri" est la première exposition archéologique du Louvre-Lens, la troisième exposition temporaire après "L'Europe de Rubens" et "Renaissance". AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN

(AFP) - Le musée du Louvre-Lens, qui souffle mercredi sa première bougie, s'intéresse à partir de jeudi à l'art étrusque, notamment à la cité antique de Cerveteri, dont le rayonnement dura plusieurs siècles avant qu'elle ne tomber sous la coupe de Rome en 273 avant J.-C.

"Les Etrusques et la Méditerranée. La cité de Cerveteri" est la première exposition archéologique du Louvre-Lens, la troisième exposition temporaire après "L'Europe de Rubens" et "Renaissance".

Plus de 400 objets (vases peints, coupes, amphores, sarcophages...) sont exposés sur 1.800 m2. "On a un espace très ouvert, on circule très librement", se félicite Laurent Haumesser, conservateur en chef du Département des antiquités grecques, étrusques et romaines (Dager) du Louvre.

Cerveteri a été redécouverte au XIXe siècle mais les fouilles ont continué aux XXe et XXIe siècles et certains objets exposés ont été sortis de terre l'année dernière.

La plupart des vases dans les vitrines de la galerie sont extrêmement bien conservés. "Il y a un état de conservation qui est assez satisfaisant. Tout ce qui relève de l'art funéraire est privilégié puisque les vases sont déposés dans la tombe qui agit comme une sorte de conservatoire", souligne Laurent Haumesser.

L'emblématique "sarcophage des Epoux"

"Et pour toutes les pièces qu'on présente il y a des décennies de travail sur la conservation et la restauration. L'emblème, c'est vraiment le sarcophage des Epoux", qui date du VIe siècle avant J.-C., ajoute-t-il.

Ce sarcophage en terre cuite, représentant un couple allongé, est l'une des pièces majeures de l'exposition.

Le choix chronologique pour l'exposition des oeuvres, principalement du IXe au Ier siècle avant J.-C. "est apparu comme le plus clair pour raconter l'histoire d'une cité. Mais il n'empêche pas une présentation thématique", explique Françoise Gaultier, directrice par intérim du Dager.

"C'est une civilisation qui est un peu absente des manuels scolaires", admet M. Haumesser. Avant d'assurer: "C'est une de ces cultures centrales pour comprendre la Méditerranée antique, il ne faut pas réduire la Méditerranée à Rome et aux Grecs".

"Cerveteri a joué un rôle particulier comme passeur entre l'Orient, le Proche-Orient et l'Occident. C'était une cité très accueillante, très ouverte aux influences étrangères. Elle a contribué au développement de nos civilisations", renchérit Mme Gaultier.

Alors qu'une exposition est consacrée aux Etrusques jusqu'au 9 février au musée Maillol à Paris, Le Louvre a pour projet de refaire ses deux salles consacrées à cette période et qui "n'ont pas bénéficié de la rénovation qui accompagnait le développement du Grand Louvre", précise-t-elle.

Une avant-première, gratuite, est prévue mercredi à 21H00. L'exposition se terminera à Lens (Pas-de-Calais) le 10 mars 2014 et sera ensuite présentée au Palais des Expositions de Rome, du 14 avril au 20 juillet.

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