Le long silence de City

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Le long silence de City
Le long silence de City

Au bout d'un non match, Manchester City a concédé ce soir un nul sans saveur (0-0) à domicile face au Dynamo Kiev. Un score suffisant pour rejoindre pour la première fois de son histoire les quarts de finale de la Ligue des Champions et pour continuer à alimenter les inquiétudes.

Manchester City 0-0 Dynamo Kiev


Comme l'annonce d'une mauvaise blague. Il n'aura fallu ce soir que sept minutes à Vincent Kompany pour s'effondrer sur la pelouse et laisser son brassard de capitaine par terre. À peine plus du double à Otamendi pour lâcher à son tour ses partenaires avec un genou en vrac. Au bout de vingt minutes de jeu, City n'avait plus d'axe central, obligé de bricoler avec Mangala et Demichelis. Le tout dans une rencontre sans folie, sans sourire et sans frisson. Manchester City n'a pas forcé pour gravir pour la première fois de son histoire l'échelle le menant aux quarts de finale de la Ligue des Champions. Sur un nul sans saveur (0-0), dans un silence de cathédrale dénué de charme. Où le seul bruit entendu aura été pour des sifflets sur l'hymne de la C1.

L'axe du mal


L'équation est complexe. Comme un numéro d'équilibriste entre plusieurs ambitions. Celles d'un club qui souhaite briller sur la scène européenne malgré un entraîneur qui affirme que "la C1 n'est pas un objectif" et celles d'une entreprise sportive qui souhaite offrir à Pep Guardiola une participation en Ligue des Champions pour débuter son nouveau projet la saison prochaine. Le titre oublié le week-end dernier à Norwich, City ne vise plus qu'un top 4 en championnat. Alors l'Europe semble être devenue un moyen de maintenir le rythme d'intensité. Sur son tableau noir, Manuel Pellegrini relance son classique 4-2-3-1 avec un Yaya Touré placé au coeur du jeu, Jesús Navas aligné à la place de Sterling et Zabaleta préféré à Sagna, absent de la feuille de match ce soir. Du côté de Kiev, Sergueï Rebrov effectue lui plusieurs changements, titularisant Miguel Veloso à la récupération et lançant Oleg Gusev plutôt que Derlis González. Les premières minutes respectent le scénario attendu, City tient le ballon, Clichy tente quelques déboulés, sans vraiment inquiéter la défense ukrainienne.

C'était le temps des mouvements. Avant que la rencontre ne bascule en un plagiat de jubilé sans enjeu dans une enceinte qui n'ose pas élever la voix. On se sent loin d'un huitième de finale de Ligue des Champions. Le jeu de City manque de mouvements, Touré n'arrive pas à bouger ses partenaires, on se…





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