Le long calvaire d'Alep

le , mis à jour à 07:00
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Le long calvaire d'Alep
Le long calvaire d'Alep

Cinq ans ans et demi après le début de l'interminable conflit syrien, Bachar al-Assad est-il en train de renverser une situation totalement compromise pour lui il y a encore quelques mois ? L'avenir le dira. Mais les troupes gouvernementales appuyées par les avions russes ont réussi une percée spectaculaire autour d'Alep ces derniers jours. La deuxième ville du pays, dernier gros bastion de l'opposition, est désormais encerclée. Un long siège commence.

 

Une ville coupée en deux

 

Depuis 2012, la ville d'Alep est séparée, un peu comme Berlin après la Seconde Guerre mondiale. Avec d'un côté les quartiers fidèles au gouvernement syrien (1,2 million d'habitants à l'ouest) et de l'autre ceux tenus par les groupes rebelles (300 000 habitants, à l'est). Les djihadistes du groupe Etat islamique, eux, ne sont pas présents. Ils ont été chassés d'Alep et de ses environs par l'opposition il y a déjà longtemps.

 

Jusqu'alors, les combats se déroulaient le long de la ligne de front. Et la partie rebelle de la ville pouvait être approvisionnée en armes, nourriture et médicaments à partir d'un territoire tenu par l'opposition, adossé à la frontière turque. Cet accès étant désormais fermé, les rebelles sont pris au piège.

 

Le silence des Occidentaux

 

Les forces syriennes, épaulées par le Hezbollah libanais, des milices chiites irakiennes et surtout l'aviation russe, ont donc réussi une manoeuvre d'encerclement en s'emparant tout récemment de la route du Castello, dernier axe de ravitaillement tenu par les rebelles. Sans que les Occidentaux, pas même les Américains, qui ont longtemps aidé l'opposition, ne puissent y changer quoi que ce soit. « Depuis la multiplication des attentats en Europe, la priorité affichée, c'est la lutte contre Daech. Assad en a profité. Il continue de bombarder les civils avec des barils de TNT au mépris de toutes les règles de la guerre. L'opposition syrienne a ...

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  • M7166371 il y a 8 mois

    si les "rebelles" utilisent les civils comme boucliers humains , on ne peut pas en faire porter la responsabilité à Assad ou aux russes , ces journalistes manquent d'impartialité.

  • M7097610 il y a 8 mois

    Pour les USA, les rebelles = terroristes partout dans le monde sauf ...en syrie. Seul Poutine appelle un chat un chat.

  • jopaf il y a 8 mois

    encore un journal--ope corrompu ! vive bachar et le grand vladimir !

  • jopaf il y a 8 mois

    le grand bachar vaincra !

  • hlh78 il y a 8 mois

    Heureusement qu'il y a des médias alternatifs sur le net pour s'informer sur la situation réelle de ce conflit causé en partie par les occidentaux, y compris par notre gouvernement actuel qui porte une lourde responsabilité. Même chose en Libye avec notre précédent gouvernement. On voit les conséquences de ce résultat désastreux maintenant en France avec les attentats !

  • Berg690 il y a 8 mois

    Pas de calvaire si reddition desislamistes!

  • guerber3 il y a 8 mois

    Chacun chez soi, les OGN partout et c' est le Bor...!!!

  • bsdm il y a 8 mois

    Les djihadistes sont aussi Chez les "rebelles"