Le livret A pourrait rapporter 2,5% à 2,75%

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Si l'inflation reste élevée en décembre, le taux du livret A passera de 2,25% à 2,5% voire 2,75% le 1er février prochain. Il rapporterait alors autant, voire plus que l'assurance-vie en euros.

Le livret A sera-t-il bientôt mieux rémunéré que l'assurance-vie en euros? Si, comme le prévoient les économistes, la hausse de prix constatée en novembre (2,4% sur un an hors tabac) se poursuit en décembre, la rémunération du Livret A sera revue à la hausse le 1er février prochain.

Le taux de ce très vieux placement, particulièrement prisé des épargnants cette année, est en effet calculé automatiquement deux fois par an, en fonction de la hausse des prix. À partir du 1er février, le taux du livret A (mais aussi du LDD et du livret bleu) pourrait donc passer de 2,25% à 2,5%, voire 2,75% net d'impôt!

Un rendement proche, voire supérieur à celui des contrats d'assurance-vie en euros, qui devraient rapporter en moyenne 2,9% à 3% en 2011. Une fois payé les prélèvements sociaux (13,5%) auxquels sont soumis ces contrats, il ne restera plus que 2,5 ou 2,6% net en moyenne aux assurés. Cependant, la rémunération de certains anciens contrats d'assurance-vie pourrait avoisiner les 2% ou 2,1% après prélèvements sociaux, soit moins que l'inflation...

Si la hausse du taux du livret A se confirme, les épargnants seront très nombreux à alimenter leur livret dont les dépôts sont plafonnés à 15.300 euros. À l'image de ce qui s'est déjà passé cette année, où la collecte nette (dépôts moins retraits) devrait atteindre des sommets. Depuis le début de l'année, cette collecte se montait fin octobre à 16,58 milliards, proche du record de 2008 (18,7 milliards d'euros).

Baisse récurrente de la rémunération de l'assurance-vie

A contrario, l'assurance-vie serait sûrement délaissée par les épargnants. «Le livret A à 2,75% fragiliserait l'épargne à long terme. L'écart entre taux courts et taux longs serait faible voire nul ce qui n'est pas sain», avance Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des épargnants.

Depuis quelques mois, l'assurance-vie intéresse moins les investisseurs. En septembre et en octobre, ils ont retiré plus d'argent de leurs contrats qu'ils n'en ont versé. Les raisons sont multiples. À commencer par la baisse récurrente de la rémunération (depuis quatre ou cinq ans).

Les inquiétudes liées à la crise des dettes souveraines incitent aussi les Français à se méfier davantage des placements de moyen et long terme. Nombre d'entre eux puisent dans leur assurance-vie pour financer un achat immobilier. Est-ce lié? Les agents immobiliers de la Fnaim ont d'ailleurs constaté qu'à Paris, environ 20% des acquisitions étaient désormais financées avec un apport personnel conséquent ou carrément sans crédit.

Malgré toutes ces déconvenues, l'assurance-vie présente tout de même encore des avantages. À commencer par la sécurité, puisque le capital investi sur les fonds en euros est garanti. Sans oublier les avantages liés à la transmission: chaque assuré peut transmettre 152.500 euros en franchise d'impôt à chaque bénéficiaire du contrat.

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  • roncevau le mercredi 14 déc 2011 à 11:43

    Pourquoi le taux du livret A n’a pas changé au 1er novembre ?

  • 14rc259 le mercredi 14 déc 2011 à 09:18

    Les livrets rapporteront plus mais moins que l'inflation, comme dans les années 70.Mais que faire de l'argent épargné par les classes moyennes pour leurs vieux jours, l'assurance vie en euro rapporte pas plus et nous payons les prélèvements sociaux. Si quelqu'un a une réponse à me donner, je suis preneur.

  • viniciou le mercredi 14 déc 2011 à 08:57

    oui et avec une inflation réel a combien? (rire)cette année on doit être a 20% d'augmentation sur les produits de première nécessité tel que le sucre, le lait, le blé..alors ou est le gain? ou plutot a combien est la perte de pouvoir d'achat