Le livret A a retrouvé un peu d'éclat en mars

le
0

Pour la première fois depuis près d'un an, les Français ont déposé 110 millions d'euros sur ce placement réglementé, rapportant 1%. Toutefois, depuis le début de l'année, les retraits restent très largement supérieurs aux dépôts.

Est-ce un changement de tendance ou une simple exception? Pour la première fois depuis près d'un an (avril 2014), les Français ont alimenté leur livret A en mars. Les dépôts ont dépassé les retraits à hauteur de 110 millions d'euros, selon la Caisse des dépôts et consignations (CDC). En février, ils avaient puisé 970 millions d'euros dans ce bas de laine réglementé.

Le livret de développement durable (LDD) a lui aussi retrouvé du lustre le mois dernier, les ménages déposant 250 millions d'euros sur ce livret adossé à un compte courant. Toutefois depuis le début de l'année, les comptes sont toujours dans le rouge. Les Français ont retiré 1,71 milliards d'euros de leur livret A et 180 millions d'euros du LDD.

Ces deux placements ne rapportent que 1% net par an. Mais même si cette rémunération parait faible, elle reste très largement supérieure à celle de l'OAT à 10 ans, l'obligation d'État, dont le taux est tombé à 0,35%. Et à celle de l'inflation, légèrement négative en mars sur un an (-0,1%). Les Français qui avaient récemment pris l'habitude de laisser dormir leurs économies sur leur compte courant, ont donc peut-être redécouvert les vertus du livret A et du LDD, placements sans risques, qui dans le contexte de taux très bas actuels, restent honorables pour les liquidités. «Le mois de mars réussit bien au livret A, car il s'agit d'un mois tranquille pour les dépenses. Les ménages reconstituent leur trésorerie en prévision des dépenses de printemps et d'été. Il faut remonter à mars 2007 pour enregistrer une décollecte», remarque Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'Epargne.

Vers une baisse du taux du livret A en août?

De plus, il n'est pas rare qu'au début d'une reprise économique, les ménages prudents, épargnent un peu plus, avance l'économiste. En février, l'assurance-vie a connu un 14e mois consécutif de collecte nette, les dépôts ayant dépassé les retraits à hauteur de 2,1 milliards d'euros.

Compte tenu du très faible niveau de l'inflation, «il est probable que la Banque de France demande la baisse du taux à 0,75 voire à 0,5 % le 1er août prochain. Le Gouvernement devra arbitrer entre les intérêts des épargnants qui sont aussi des électeurs et ceux de la Caisse des Dépôts et du logement social», estime Philippe Crevel.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant