Le Libéria, une autre victime de l?huile de palme

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Pas moins de 629.000 hectares de terres sont destinées aux plantations de palmiers à huile au Libéria.

La moitié de cette surface appartient à Sime Darby, le groupe malaisien à l'origine de 6% de la production mondiale d'huile de palme brute, soit 2,4 millions de tonnes par an.

Ces chiffres ont été dévoilés dans le rapport « Huile de palme : vivre ou conduire, il faut choisir » publié le 17 avril et réalisé par l'association Les Amis de la Terre en partenariat avec le magazine Basta!. Suite au développement des agrocarburants, les huiles de colza et de tournesol sont de moins en moins utilisées pour l'alimentation et les industries importent toujours plus d'huile de palme pour compenser. La consommation moyenne d'un européen, selon l'étude, est d'environ 12 litre d'huile de palme par an.

La monoculture de palmiers à huile ne cesse d'augmenter et pourrait recouvrir, d'ici quelques années, 5,5% des 111.300 km2 du Libéria. Une extension qui entraînerait de nouvelles expropriations des locaux, accentuerait les menaces sur la sécurité alimentaire et les dommages irrémédiables sur l'environnement.

Les Amis de la Terre appellent l'Union européenne à cesser le développement des infrastructures portuaires visant à faciliter les importations des huiles (notamment dans l'Aude) et à abandonner l'objectif de 10% des énergies renouvelables dans les transports d'ici 2020.
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