Le Liban n'abandonne pas les gisements d'hydrocarbures de la Méditerranée

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Après avoir officiellement lancé un programme d'exploration des ressources gazières et pétrolières offshore, le ministère libanais de l'Energie et des Eaux a réaffirmé mercredi que les hydrocarbures situées dans ses eaux "sont la propriété de tous les Libanais". Situés au large du pays, les gisements Léviathan et Tamar, qui contiennent du gaz et du pétrole, font l'objet d'un important contentieux territorial entre le Liban, Israël et Chypre. Les frontières maritimes n'ont jamais été clairement définies dans cette zone. Alors qu'Israël et Chypre se sont mis d'accord en décembre 2010 sur la délimitation de leurs frontières maritimes respectives, cet accord est contesté par le Liban, mais également par la Turquie, dont les relations sont devenues très tendues avec Tel-Aviv et Nicosie. Découvert en 2009, le gisement de Tamar contiendrait l'équivalent de 30 années de la consommation gazière actuelle d'Israël (230 milliards de m3), alors que celui de Léviathan, découvert en 2010, serait deux fois plus grand (450 milliards de m3), d'après les premières estimations. La mise en production est prévue respectivement pour 2013 et 2017. Ces ressources, les plus importantes de la mer Méditerranée, permettraient à Israël de satisfaire sa consommation intérieure et de devenir exportateur.
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