Le Liban affiche une union de façade

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La visite de Benoît XVI au pays du cèdre intervient dans un contexte de division, cristalisé par la crise syrienne.

À Beyrouth

Les messages de bienvenue en français, anglais ou arabe pavoisent les grandes artères du Liban. Les foules, chrétiennes et musulmanes, sont attendues au passage de la papamobile. Le pays tout entier se montre uni pour accueillir Benoît XVI. Une trêve qui ne durera que le temps de la visite pontificale, car le Liban est en réalité plus divisé que jamais, avec la crise syrienne qui cristallise des clivages multiples et compliqués menaçant la structure même de l'État libanais.

La classe politique est suspendue à l'évolution de la révolte contre le régime des Assad dont la tutelle sur son voisin s'est même exercée directement avant le retrait des troupes syriennes en 2005. «C'est bientôt la fin» ; «le régime peut encore tenir des mois» ; «après lui ce sera le chaos qui nous menace aussi»... chacun y va de son analyse. D'un côté, le camp dit du «14 mars», actuellement dans l'opposition, table sur la chute imminente de Bachar el-Assad et accu

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