Le lent démantèlement de l'Hôtel-Dieu

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REPORTAGE L'hôpital parisien est devenu un symbole et un enjeu politique. Lundi, les pompiers ont amené le dernier patient aux urgences.

C'est Martine (le prénom a été changé) qui officie à l'accueil de l'Hôtel-Dieu, le plus vieil hôpital parisien, situé juste en face de Notre-Dame, qui résume le mieux le paradoxe de la fermeture des urgences de l'établissement: «Pourquoi supprimer un service qui a été rénové il y a quatre ans pour le remplacer par des consultations ouvertes 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24? Les urgences étaient bien ouvertes 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24! Emmener les patients les plus graves ailleurs, dans d'au­tres hôpitaux parisiens, va coûter cher. Puis transférer ici les cadres de l'Assistance publique, ça va coûter une fortune. Je croyais qu'il n'y avait plus d'argent dans les caisses de l'État...»

Lundi 4 novembre, jour officiel de la fermeture des urgences de l'Hôtel-Dieu, une quinzaine de patients attendent dans le...

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