Le lent déclin des climato-sceptiques en France-Enquête

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* Les Français prennent acte du réchauffement climatique * Mais l'emploi demeure leur souci numéro un PARIS, 5 mars (Reuters) - La notion de réchauffement climatique causé par les activités humaines fait son chemin en France mais la bataille de l'opinion n'est pas encore gagnée, à en juger par une étude publiée jeudi par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie. Cette publication intervient à neuf mois de la conférence des Nations unies sur le climat qui se tiendra en décembre à Paris, pour adopter un programme de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) jugées responsables du phénomène. Le réchauffement climatique est placé en tête des problèmes d'environnement les plus préoccupants par 24% des Français interrogés, devant la pollution de l'air (20%) et de l'eau (17%). Ils n'étaient que 19% à émettre cette opinion en 2005. La majorité de l'opinion (52%) s'est faite à l'idée que ce phénomène était à l'origine des tempêtes et inondations hors norme qui défrayent régulièrement la chronique, au lieu de 32% en 2001. Ils ne sont que 20% à invoquer des causes naturelles. Pour 51% des sondés, il ne sera probablement pas possible de limiter le réchauffement à des niveaux acceptables d'ici la fin du siècle et 55% pensent que ces dérèglements rendront les conditions de vie extrêmement pénibles. Une partie non négligeable de l'opinion (43%) juge au contraire possible de s'adapter aux modifications du climat. Les Français semblent avoir largement tranché la querelle scientifique autour des rapports alarmants du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Ils sont 63% à juger que ses thèses sur le rôle des GES dans le réchauffement est désormais une certitude pour la plupart des scientifiques contre 37% d'un avis inverse. Et 72% pensent que ce phénomène est dû aux activités humaines. De même, ils ne sont que 31% à juger que les climatologues exagèrent, contre 68% pour qui ces scientifiques évaluent au contraire correctement les risques. Ils étaient cependant plus nombreux de cet avis en 2011 (72%). QUESTION D'ÂGE Selon l'Ademe, l'échec du sommet de Copenhague sur le climat en 2009 et la crise économique de 2008-2010 "ont affaibli la crédibilité de l'enjeu climatique dans le public". C'est en 2007 que l'Agence de l'environnement a ainsi enregistré le plus grand nombre de Français plaçant le réchauffement climatique en tête des problèmes environnementaux (33%), avant un recul sensible dans les années 2010 à 2013. Outre cette relative instabilité, d'autres indices montrent que la bataille de l'opinion est encore à gagner. L'emploi est plus que jamais en tête des préoccupations des Français -- pour 37% des sondés en 2013 et 35% en 2014 -- suivi par la dette et les déficits publics (14% en 2014) et les impôts (12%). Seuls 2% des sondés placent l'environnement en tête. Certes, le sentiment que des changements importants sont inéluctables pour s'adapter aux conditions climatiques domine. Ainsi, 57% des personnes interrogées (61% en 2007 et 2009) estiment qu'il faudra profondément modifier les modes de vie et 77% qu'il faudra développer les énergies renouvelables. Mais ils ne sont que 15% à dire qu'ils pourraient utiliser facilement les transports en commun au lieu de la voiture. L'âge est cependant une variable majeure de la façon dont est perçu le réchauffement climatique, les jeunes générations s'y montrant beaucoup plus sensibles que les seniors. Un indicateur synthétique montre qu'il y a en France, sur ce sujet, 44% de convaincus, 12% de sceptiques et 44% d'hésitants. Le pourcentage de convaincus montent à 62% chez les 15-17 ans et tombe à 39% chez les 50-69 ans. Les agriculteurs sont les plus nombreux à être hésitants (60% contre 20% de convaincus) et c'est chez les cadres et les professions intellectuelles que l'on trouve le plus grand nombre de convaincus (52%) et le plus faible taux de sceptiques (7%). Pour accéder à l'intégralité du rapport de l'Ademe sur internet : http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/representations-sociales-effet-de-serre-et-du-rechauffement-climatique-rapport-final-2014.pdf (Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

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  • pegademo le mardi 24 mar 2015 à 02:41

    le soleil, c'est la chose la plus puissante du système solaire.C'est le soleil qui modifie avant tout le climat.Prétendre que le CO2 humain est plus puissant que le soleil est stupide.Quand le GIEC qui dit que l'homme modifie le climat avec son petit CO2, c'est le plus gros mensonge de l'histoire de l'humanité (après l'invention des religions)

  • dgui2 le vendredi 6 mar 2015 à 01:00

    ------" Mais ils ne sont que 15% à dire qu'ils pourraient utiliser facilement les transports en commun au lieu de la voiture"------ On est bien d'accord pour l'utilisation des transports en commun A CONDITION QUE CE SOIT L'AUTRE, LE VOISIN mais surtout pas soi-même. Voila pourquoi ce pays est confit de niaiseries et de bien-pensance mais ne sera REFORMABLE. On veut profiter de tout mais c'est L'AUTRE qui doit payer.....

  • Berg690 le jeudi 5 mar 2015 à 21:42

    La dernière aire de glaciation c'est terminée avant l'apparition de l'homme et en tout cas avant qu'il puisse influer sur quoique se soit.

  • M2683479 le jeudi 5 mar 2015 à 18:43

    l est intéressant de rappeler, à ce propos, que la théorie des cycles de Milutin Milankovitch (astrophysicien serbe (1879-1958)) éclipsa, au début du XXème siècle les travaux d'Arrhénius sur le climat géré par l'effet de serre (voir ici) , parce que les "cycles de Milankovitch" permettaient d'expliquer en grande partie les nombreux cycles de glaciation et de réchauffement qu'a connu notre planète depuis des millions d'année, ce que ne pouvait évidemment pas expliquer l'effet de serre.

  • M2683479 le jeudi 5 mar 2015 à 18:37

    Les modèles climatiques du GIEC, entre autres, ont omis d'inclure dans leurs calculs, les facteurs essentiels de la variabilité naturelle du climat et parmi eux, le soleil et les oscillations océaniques multidécennales (sans compter la nébulosité). De ce fait, ils ont beaucoup surestimé la sensibilité du climat au CO2.

  • M2683479 le jeudi 5 mar 2015 à 18:36

    Le climat varie, comme il a toujours varié, pour des raisons parfaitement naturelles. En ce sens, l'expression "changement climatique" (qui a remplacé le "réchauffement climatique", plus contraignant, est un pur pléonasme. Et ce n'est pas la crosse de hockey de Mann qui nous démentira

  • M2683479 le jeudi 5 mar 2015 à 18:34

    Environ 40% de la hausse de la température terrestre est corrélée avec la variabilité du soleil. De cette partie, environ les deux tiers sont corrélés avec les variations du champ toroïdal et cette fraction peut être complètement expliquée, de manière quantitative, par l'augmentation continue de l'Irradiance Totale du Soleil (Ndt : TSI) et par la rétroaction des gaz évaporés qui en résulte. Une fraction encore inexpliquée de 30% est corrélée avec le champ poloïdal. Après soustraction de ces comp

  • M2683479 le jeudi 5 mar 2015 à 18:25

    Les prédictions à long terme seulement basées sur les cycles solaires peuvent être considérées comme un démenti des hypothèses du GIEC sur le réchauffement anthropogénique."

  • M2683479 le jeudi 5 mar 2015 à 18:24

    Le succès de ces prévisions basées uniquement sur les cycles solaires est irréconciliable avec les allégations du GIEC qui prétend qu'il est improbable que le forçage naturel puisse expliquer le réchauffement de la dernière moitié du XXème siécle."

  • M2683479 le jeudi 5 mar 2015 à 18:23

    Comme on le pense, le siècle écoulé a été une période extrêmement riche en éruptions solaires. La plus riche depuis plus de 6000 ans, dit-on. Ce qui explique la montée des températures que nous avons connue.