Le leader du voyage en ligne ciblé par la répression des fraudes

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Les sites de réservation en ligne dictent-ils leurs conditions aux hôteliers ? (Photo d'illustration)
Les sites de réservation en ligne dictent-ils leurs conditions aux hôteliers ? (Photo d'illustration)

Tout a commencé mercredi avec l'annonce de l'assignation en justice du site de réservation Expedia par le gouvernement - soit la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes). Motif avancé : l'illégalité des clauses concernant les tarifs appliqués aux hôtels. En résumé : l'agence de voyages en ligne ferait payer bien trop cher l'accès à son portail, et cadenasserait la liberté commerciale des hôteliers.

Il n'en fallait pas plus pour réveiller la fronde de ces derniers. Le même jour, l'Umih (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie), principale organisation patronale dans le domaine, lançait une pétition sur son site, invitant les 17 000 hôtels français à se mobiliser "pour rétablir des montants de commissions justes et transparents." "Les sites de réservation en ligne nous ont offert une nouvelle visibilité sur le Net. Mais on constate un durcissement des relations contractuelles, imposées de manière unilatérale, où l'hôtelier finalement n'a plus son mot à dire, et se retrouve comme un fournisseur des "supermarchés du Web". "Il est temps de rééquilibrer les relations avec les centrales de réservation en ligne pour un partenariat gagnant-gagnant", concluent les présidents, Roland Héguy et Laurent Duc.

Un deuxième site dans le collimateur

Du côté d'Expedia, la réponse ne s'est pas fait attendre. Dans un communiqué diffusé ce jeudi, le site assure agir...

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  • psebire4 le mardi 19 nov 2013 à 09:14

    L'état doit veiller à ce que les entreprises en position dominante n'en profitent pas pour s"accaparer le fruit du travail des autres, et encore plus lorsqu'il s'agit d'hôtels, par essence non délocalisables.Pour avoir beaucoup voyagé en France à titre professionnel, je comprends parfaitement que les hôteliers râlent.

  • M3182284 le jeudi 14 nov 2013 à 22:16

    et allez, encore une entreprise attaquée par les liberticides