Le lait en France, un témoin des incertitudes économiques

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(Commodesk) "Le mieux est de ne pas signer" les nouveaux contrats laitiers proposés par les grands distributeurs, comme Lactalis ou Danone, résume Nicolas Coudray, porte-parole de l'Office du Lait, à l'issue de l'assemblée de son organisation, qui s'est tenue cette semaine. Les contrats en cours sont prévus pour une durée de cinq ans et ne peuvent être dénoncés que dans certaines situations exceptionnelles. De nombreux producteurs se sont tout de même crus obligés de signer les nouveaux textes envoyés par leurs laiteries, qui ont fait pression sur eux. Parallèlement, un autre sujet mobilise les 14.300 producteurs de lait en France : le décret, qui doit officiellement reconnaître leurs organisations. Il devait paraître après la mise en place, en avril dernier, du système de contractualisation européen, qui impose un tarif fixe d'achat. Mais "c'est le silence radio de la part du ministère" de l'Agriculture et il "serait surprenant qu'il sorte dans les prochaines semaines", précise Nicolas Coudray. Le gouvernement "a mis la charrue avant les b?ufs, en pensant que les autres pays européens reprendraient le sujet. Or, nos produits sont difficilement concurrentiels en terme de coûts et de revenus, par rapport aux pays de l'Est européen", souligne Nicolas Coudray. "Notre Etat a donc de moins en moins d'influence sur l'Europe".
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